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L’industrie forestière est sur le qui-vive
Mise à jour le samedi 11 octobre 2008
Par: (d'après CANADIAN PRESS)
EDMUNDSTON - L’industrie forestière est sur le qui-vive face à la crise qui frappe les marchés financiers américains. Déjà en période difficile depuis quelques années, cette autre tuile vient compliquer encore plus la situation.Comme premier signe, la compagnie J.D. Irving a annoncé que sa scierie de Kedgwick serait fermée pour une période indéterminée, dès lundi. Selon le directeur régional de J.D. Irving au Nord-Ouest, Alain Ouellette, cette fermeture n’était pas prévue. Elle est en partie attribuable à ce qui se passe aux États-Unis, a-t-il indiqué.L’inventaire de bois dans la cour de la scierie est trop élevé, ce qui cause cette interruption de production. "On a vu une grosse différence en l’espace de trois semaines seulement. Je dirais qu’on se situe à peu près au même niveau que la pire période", a dit M. Ouellette. Dans ses usines du Nord-Ouest, J.D. Irving fabrique principalement du bois de charpente et des composantes pour des maisons modulaires. "S’il n’y a pas de maisons qui se vendent ou qui se construisent en raison de la fragilité des marchés financiers, c’est évident que ça nous affecte sérieusement", a continué M. Ouellette. J.D. Irving évaluera de près la situation pour ses autres scieries au Nord-Ouest de Saint-Léonard (sapin et épinette), Baker Brook (cèdre) ainsi que Veneer et Clair (bois franc). "Tout en tenant compte du contexte pour nos travailleurs, c’est certain qu’il faut prendre des décisions quand le prix de vente sur le marché est inférieur à ce que ça nous coûte pour produire", a dit M. Ouellette. Le directeur général de l’Association des produits forestiers du N.-B., Mark Arsenault, a rappelé que 80 % des exportations de la province prennent la direction des États-Unis. "C’est certain que ça nous inquiète, mais il ne faut pas paniquer. Ça fait quelques années déjà que nous vivons avec une situation difficile et les soubresauts de ce qui se passe chez nos voisins américains", a indiqué M. Arsenault. D’ailleurs, à St. Stephen, la scierie Flakeboard a mis à pied une quarantaine d’employés. M. Arsenault reconnaît que cette crise sur les marchés financiers aura des répercussions sur la construction de propriétés. "Plusieurs de nos entreprises forestières fournissent le bois pour ces marchés. Un ralentissement dans la construction ou la vente de maisons va affecter notre industrie", a poursuivi M. Arsenault.
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