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Une histoire de passeport... ou de vie
Mise à jour le samedi 11 octobre 2008
Par: Latulippe, Martin
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- Namur, Belgique, le 9 octobre, midi. Je suis paisiblement assis à la terrasse d’un charmant petit café belge à admirer le paysage qui est à couper le souffle.

Tout en me laissant bercer par les odeurs de café frais, je médite sur la vie dans mon journal personnel. J’ai envie de pleurer de joie. Moi, Martin Latulippe, en Belgique, à y présenter des conférences d’inspiration dans les plus grandes villes belges devant des foules de milliers de participants déchaînés tous les soirs.

Je révise mes intentions personnelles et professionnelles pour les prochains mois et, surtout, je prends bien soin de réfléchir sur les derniers mois de ma vie.

Je fais le plein, je fais le point, quoi!

Alors que je fais un constat de mes derniers mois, ma joie du moment fait rapidement place à un état d’esprit teinté de tristesse. En revoyant mes derniers mois, il est facile de constater que je n’ai pas pris le temps de vivre, de faire le plein, de faire le point quoi.

Depuis plusieurs mois, je m’étais perdu. J’avais oublié ma raison d’être et ma passion la plus pure.

Je sais que ça ne vous intéresse probablement pas, mais pour illustrer ma perte intérieure, permettez-moi de vous brosser un portrait de mes 5 derniers mois.

Alors, au cours des 5 derniers mois, j’ai simultanément: livré un contrat avec le Club de golf Fox Creek de Dieppe, accepté la présidence de la campagne provinciale de l’Arbre de l’espoir, déménagé à deux reprises, vendu notre maison principale, planifié et débuté la construction de notre maison de rêve, planifié et débuté la construction d’un bâtiment de 13 unités, rédigé et publié mon quatrième livre, planifié, organisé et préparé une série de 32 conférences que je livre depuis la fin août jusqu’à la mi-décembre partout au Canada et en Europe, rédigé mes chroniques à toutes les semaines, coaché une demi-douzaine de clients, tenté d’être un mari, tenté d’être un père et au bout du compte, tenté d’être moi-même... et croyez-moi la liste pourrait continuer.

Quelle erreur de parcours!

En fait, le plus hilarant, c’est que même mon ordinateur Apple souligne en rouge cette énumération avec la mention "Structure de phrase trop longue, veuillez lire votre texte à nouveau et alléger votre idée!"

Même mon ordinateur me rappelle, à quel point j’ai été stupide de m’investir si dangereusement dans mille et un projets .

Dangereux pour ma santé, pour mon équilibre de vie, pour ma famille et, surtout, dangereux pour avoir mis en péril mon talent le plus précieux. Celui qui me permet de très bien gagner ma vie depuis les 8 dernières années, soit celui d’accompagner et d’inspirer les gens à éveiller leur plus grand potentiel par l’entremise de mes conférences, de mes sessions de coaching et de mes écrits.

Comment éveiller le potentiel des autres alors que tu es en train de brûler le tien?

Le point culminant de ce tourbillon fou est survenu samedi dernier vers 13 h. Je m’apprêtais à quitter le pays pour la Belgique quand je décidai de vérifier si j’avais bel et bien mon passeport. J’ouvre mon passeport. Je regarde mon portrait avec la face de tueur qu’on nous demande de faire quand on prend une photo de passeport et je regarde ensuite la date d’échéance: 18 septembre 2008!

Mon passeport était échu depuis 3 semaines! On est samedi et j’ai un show lundi soir à Bruxelles. Il m’est impossible d’obtenir un passeport la fin de semaine. Je suis le roi des imbéciles. Sera-t-il possible d’obtenir un passeport dès lundi matin pour, miraculeusement, partir lundi et arriver mardi à temps pour le show du soir? Je m’effondre. Ma perte intérieure et mon investissement démesuré dans des projets sont sur le point de me causer une perte financière qui représente un sixième de mon année financière.

C’est une erreur absurde de ma part et j’en prends l’entière responsabilité. J’appelle mon client en Belgique. C’est la panique totale. Ils attendent plus de 5000 participants. C’est dans un état de panique que je recherche mes options et les possibilités d’obtenir un passeport en criant ciseau. Je perds mon téléphone cellulaire. C’est la folie.

Finalement, je me rends à Fredericton et je finis par obtenir un passeport sur-le-champ. Quelle chance!

Vous savez, j’ai toujours mené ma vie par les signes qui venaient à moi, mes intuitions et je vais vous faire une confidence: la date d’échéance de mon passeport n’avait rien à voir avec mon voyage en Belgique, mais bel et bien avec ma vie. J’étais en train de mener ma vie de façon telle que ma date d’échéance était dépassée depuis plusieurs mois.

Je suis si reconnaissant pour cet événement. Bref, un humble rappel qu’il n’y a pas de problèmes à faire des erreurs de parcours, mais à la condition que l’on réajuste le tir et qu’on puisse en tirer des leçons de manière à ne plus commettre les mêmes erreurs.

Voici donc mes 3 Tulipes de réflexion sur le parcours quelque peu chargé que j’ai emprunté au cours des derniers mois. Un chemin qui me mena à découvrir l’importance de maintenir la date d’échéance de notre passeport de vie à jour.

1. De quelle couleur sont vos actions? Un de mes clients que je conseille en France me disait dernièrement que, dans sa région, le jaune symbolise la lumière pour permettre aux gens de distinguer l’essentiel de l’important. Le blanc, lui, symbolise la pureté des choses comme quoi il est primordial de maintenir notre chemin sur des activités qui nous ressemblent, qui sont alignées avec notre raison d’être et rien d’autre. Je l’écoutais en pensant à ma situation et je me disais qu’il était aussi intéressant de constater que la lumière des phares de mer est majoritairement blanche ou jaune, comme quoi, lorsque le brouillard survient, il n’y a rien de mieux que de retrouver le chemin de l’essentiel et de la raison d’être. Aujourd’hui, je mets fin aux activités qui ne cadrent pas avec les pétales jaunes et blancs de ma destinée.

2. Même s’il s’agit d’une tulipe de réflexion, n’oubliez jamais pourquoi la tige de la rose est constituée d’épines. Quand vient le temps de cueillir une rose, sa tige épineuse viendra souvent blesser son admirateur. Cette tige symbolise les obstacles qui vont se dresser sur notre chemin. Que les obstacles ne nous empêchent jamais de profiter de la beauté de la vie un peu comme on le fait avec la rose. J’ai cueilli plusieurs tiges épineuses au cours des derniers mois et mon implication démesurée m’a fait oublier à quel point je n’admirais plus les roses de mon quotidien. Désolé pour tous ceux qui ont dû en subir les conséquences.

3. Dans chaque crise, il y a une opportunité. Si vous étudiez le symbole chinois qui est utilisé pour représenter une crise, il comporte deux écriteaux dans le même dessin. Celui de la crise et juste à ces côtés, celui de l’opportunité. On aura beau dire ce que l’on veut du peuple chinois, mais quelle sagesse et quelle vérité! La crise pourrait se continuer pour moi, mais croyez-moi, je fais et je ferai le choix de l’opportunité. Et vous?

Enfin, j’espère que cette chronique vous permettra d’alléger votre horaire si tel est le besoin et de faire fleurir de nouveau l’essentiel et la pureté de votre raison d’être. Quant à moi, mes choix sont simples: ma famille, Chantal, Kaël et notre futur petit bébé qui arrivera dans quelques mois, accompagner et inspirer les gens via mes conférences et l’Arbre de l’espoir sont les trois actions qui donnent le plus de couleur jaune et blanche à ma vie. Bonne semaine et surtout, bonne réflexion.

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