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Vers un autre gouvernement Harper minoritaire
Mise à jour le samedi 11 octobre 2008
Par: Ricard, Philippe
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Photo de la PC/Tom Hanson
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DIEPPE - Les Canadiens se réveilleront le matin du 15 octobre avec un autre gouvernement conservateur minoritaire, si on se fie aux prédictions des politologues Chedly Belkhodja et Don Desserud.Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses ne se sont pas déroulées rondement pour les conservateurs de Stephen Harper depuis les débats des chefs. Le Parti conservateur, qui voguait vers une majorité, a perdu plusieurs points dans les intentions de vote, selon les plus récents sondages. "La plateforme des conservateurs n’est pas claire en matière d’économie et l’argument de M. Harper est de dire qu’il a fait ce qu’il avait à faire. Les gens attendent encore de voir ce que sera le plan. D’un autre côté, c’est malheureux de voir que les libéraux n’ont pas pu en profiter et expliquer clairement ce qu’ils veulent faire", affirme Don Desserud, de l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint-Jean.Selon lui, la raison qui explique un resserrement de l’écart entre conservateurs et libéraux dans les sondages est liée au fait que les indécis commencent à choisir leur camp. "Je crois que ça démontre que les gens ne sont pas vraiment intéressés à la campagne avant les deux dernières semaines. Donc, les sondages effectués lors des deux premières semaines reflétaient l’opinion de ceux qui sont les plus intéressés", affirme Don Desserud, de l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint-Jean. Chedly Belkhodja, lui, croit plutôt que la baisse des conservateurs dans les intentions de vote est une réaction à l’insensibilité démontrée par Stephen Harper en ce qui a trait à la crise économique. Toutefois, dit-il, il n’y a pas de débandade. "Il a peut-être eu un manque de compassion dans les débats. Il y a eu une perte de quatre ou cinq points de pourcentage, mais déjà hier (jeudi) on voit qu’ils ont repris du poil de la bête", indique le professeur de sciences politiques à l’Université de Moncton. L’annonce du ministre des Finances, Jim Flaherty, hier, concernant l’injection de 25 milliards $ pour aider les banques et le système financier pourrait aussi avoir des effets pour ramener les électeurs de "la droite économique" chez les conservateurs. "Il n’est pas trop tard. Il reste encore quatre jours. Ça démontre que le gouvernement a des inquiétudes, mais aussi un intérêt à intervenir", soutient M. Belkhodja. Au Nouveau-Brunswick Si les deux politologues prévoient un autre gouvernement minoritaire conservateur, ils croient aussi que les troupes conservatrices vont faire quelques percées au N.-B. À la dissolution du Parlement, six députés sur dix étaient des libéraux, contre trois conservateurs et un néo-démocrate dans la province. "C’est assez serré et il pourrait y avoir des gains, notamment le long de la rivière Saint-Jean. Il pourrait y avoir deux gains, soit Fredericton et Madawaska-Restigouche", estime M. Belkhodja. Quant à Don Desserud, il pense que le parti de Stephen Harper peut remporter un seul siège de plus, soit celui de Fredericton. philippe.ricard@acadienouvelle.com
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