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L'agriculture à l'école
Mise à jour le samedi 19 juillet 2008
GRAND-SAULT - Le CESAB et la Polyvalente Thomas-Albert de Grand-Sault ont inauguré un cours au choix offert aux élèves de 11e et 12e année qui permettra de sensibiliser les jeunes aux défis de l'agriculture.En janvier 2008, le professeur Alyre Levesque, du CESAB, et Nathalie Beaulieu-Bonenfant, professeure à la Polyvalente Thomas-Albert, ont monté un cours sur l'agriculture et la science alimentaire. La polyvalente a voulu sensibiliser les jeunes à ce secteur névralgique de la société et espère que le cours pourra faire des petits dans d'autres polyvalentes. "C'est bon pour les élèves qui ne veulent pas nécessairement se lancer dans cette carrière. Tout le monde mange trois fois par jour. L'agriculture est une matière universelle", a expliqué Alyre Levesque, agronome de formation et professeur au CESAB.Le cours abordait quatre volets. Le côté socio-économique de l'alimentation, l'environnement, la production et la valeur ajoutée en agriculture. "L'école se doit de former des jeunes en les préparant à devenir des adultes responsables, avec des connaissances de base. Même s'ils ne deviennent pas agriculteurs, ils seront conscients des défis de ce secteur", a dit le professeur Levesque. Stéphanie Gervais, une élève de 11e année, a suivi ce cours. Fille d'agriculteur, son père Gabriel est propriétaire des Fermes Gervais. En suivant ce cours, elle a choisi d'apprendre en classe un sujet qui remplit les journées de travail de son père. "Je voulais voir si ce domaine m'intéressait, car j'ai grandi sur la terre. C'est certain que j'aime ça au départ. Mais je voulais voir si je prendrais le goût de l'agriculture. J'ai eu la piqûre, c'est sûr. J'en ai appris beaucoup sur ce que mon père fait et j'ai plus en commun avec lui maintenant", a expliqué Stéphanie Gervais. Elle a appris toutes les choses qui meublent le quotidien d'un agriculteur. L'élève a travaillé beaucoup sur la terre familiale, mais n'avait jamais eu de portrait global de l'agriculture. Stéphanie Gervais n'est pas intéressée à prendre la relève des Fermes Gervais. C'est son frère, âgé de 22 ans, qui a étudié à l'Université en administration, qui vise une carrière en agriculture. "J'ai moins travaillé là-dedans que lui. Je sais qu'il fera un meilleur travail que moi dans ce domaine. J'ai d'autres intérêts, comme l'histoire et les arts. C'est ce que j'aime le plus", a-t-elle expliqué. Pour elle, l'agriculture n'est pas un emploi sécurisant. Chaque récolte peut varier d'une année à l'autre. Les efforts mis dans la ferme ne rapportent pas toujours à la hauteur des efforts investis. "Ce n'est pas un emploi sécurisant. Chaque année, tu ne sais pas si t'auras une bonne récolte. Il y a plusieurs jeunes à qui ça fait peur. C'est vraiment dur de trouver des jeunes qui prendront la relève, car ils voient leur père mettre de gros efforts là-dedans", a indiqué Stéphanie Gervais. - CC
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