George LeBlanc sollicitera un deuxième mandat à Moncton

MONCTON – «Si les gens de Moncton le veulent, je suis prêt à relever le défi de continuer à diriger cette ville pendant une autre période de quatre ans.»

À 83 jours des élections municipales, le maire, George LeBlanc, a confirmé en ces termes qu’il sollicitera un deuxième mandat à la tête de la Ville de Moncton.

L’avocat de carrière, qui a grandi à Moncton, a fait cette annonce mardi devant une centaine de personnes entassées dans le hall du Théâtre Capitol.

«Quand vous m’avez élu comme votre maire, il y a quatre ans, j’ai parlé de ma vision pour une magnifique ville. J’ai parlé de Moncton comme d’une ville dynamique et prospère où les familles passent avant tout, où le coût de la vie est bas et où la qualité de vie est élevée», a mentionné M. LeBlanc à la foule.

«La seule différence entre ce moment-là et aujourd’hui, c’est que cette vision s’avère encore plus importante au fur et à mesure que Moncton continue de progresser», a-t-il ajouté.

Le maire, et bientôt candidat à sa propre succession, a consacré une bonne partie de son discours aux aînés et aux conditions de vie favorables que doit créer pour eux la Ville de Moncton.

L’ex-présidente du Comité consultatif des aînés, Flora Dell, a été la première à dire un mot au public sur son «ami» George LeBlanc, avant que celui-ci ne fasse son entrée sur la chanson Born to Run de Bruce Springsteen. 

«Je suis convaincue qu’un autre quatre ans sous le leadership de George nous permettra de continuer à faire des progrès pour rendre Moncton encore plus accueillante aux personnes âgées», a-t-elle dit.

M. LeBlanc a longuement vanté la réputation qu’a acquise sa ville au cours des quatre dernières années en accueillant des événements d’envergure internationale, dont les spectacles de U2, Eagles et AC/DC, en plus de deux matchs de la Ligue canadienne de football et les Championnats du monde d’athlétisme junior.

Malgré le refus de Partenariat public-privé Canada de financer la construction d’un complexe multifonctionnel au centre-ville de Moncton, le maire LeBlanc a insisté sur l’importance de ce projet et du développement en général de ce secteur de Moncton.

«Je ne suis pas du genre à abandonner simplement parce qu’une porte s’est fermée. Nous devons chercher une nouvelle porte et s’il n’y a pas de nouvelles possibilités qui viennent à nous, nous créerons ces possibilités», a déclaré M. LeBlanc.

«Avec la fermeture du centre commercial Highfield Square et de départ de La Baie, notre centre-ville a besoin de nous plus que jamais. Mais notre centre-ville ne se résume pas à un seul édifice. Nous devons encourager les gens à vivre au centre-ville et nous devons développer une stratégie pour y régler les problèmes de stationnement.»

Bien qu’il éprouve toujours des difficultés avec la langue de Molière, M. LeBlanc a fait des efforts non négligeables au cours des quatre dernières années et «je vais continuer à travailler pour atteindre mon objectif d’être bilingue», a soutenu le politicien.

«Quelqu’un peut-il sérieusement affirmer que l’étoile économique et culturelle qu’est Moncton ne brillerait pas d’un moindre éclat si nous n’étions pas une communauté bilingue?», a-t-il de proclamé.

Les conseillers Pierre Boudreau, René Landry, Merrill Henderson et Paulette Thériault ont assisté à l’annonce mardi.

George LeBlanc n’a qu’un adversaire connu jusqu’à maintenant dans la course à la mairie. 

Carl Bainbridge a porté les couleurs de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick et du Nouveau Parti démocratique durant plusieurs élections, avant de se porter candidat au scrutin municipal du 14 mai.

George LeBlanc a été élu maire en 2008 avec plus de 9000 voix d’avance sur Pierre Michaud, après une première tentative infructueuse en 2004 face à Lorne Mitton.

Il était alors conseiller municipal depuis 1995.