Carl Bainbridge: «Je peux battre Georges LeBlanc!»

MONCTON – Le candidat à la succession de Georges LeBlanc, l’actuel maire de la Ville de Moncton, est bien décidé à se battre pour remporter le scrutin du 14 mai. Lors d’une entrevue accordée à l’Acadie Nouvelle, il présente ses idées pour le futur de la ville.

Pour Carl Bainbridge, la course à mairie à la Ville de Moncton a commencé en mai dernier. À l’époque, le conseil municipal de Moncton avait alors décidé d’accorder 1 million $ au fonds de l’Université Crandall.

«J’ai été bouleversé par cette donation, car le conseil a versé de l’argent public à une université accusée de discriminer les élèves homosexuels!»

Plutôt inexpérimenté en politique, M. Bainbridge, âgé de 39 ans, n’en est pourtant pas à son premier coup d’essai puisqu’il avait déjà tenté, sous la bannière du Nouveau Parti démocratique (NPD) et de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, de briguer deux mandats, l’un provincial et l’autre fédéral respectivement en 2006 et 2008. Mais sans succès…

Malgré ces deux échecs, ce père de famille de trois enfants affirme que tout est possible. «Cela dépendra de la volonté des gens de changer ou pas.»

Il n’entend pourtant pas révolutionner Moncton, mais plutôt rester sur la bonne dynamique actuelle de la ville.

«Ma priorité, c’est que la croissance continue. Partout les choses semblent s’effondrer, mais nous continuons de croître», s’exclame-t-il.

Chauffeur de voiture dans la vie et très actif sur la Toile, le candidat aux élections de mai veut aussi surfer sur la vague de prospérité économique sur laquelle Moncton est installée depuis plusieurs années.

«Je veux encourager de nouvelles compagnies à s’installer chez nous pour garder l’emploi.»

Parmi les secteurs qu’il entend développer, M.Bainbridge a en tête une idée assez originale puisqu’il souhaiterait implanter un studio de cinéma dans la région.

«J’ai travaillé dans l’industrie cinématographique lorsque j’étais à Toronto. À Montréal, on produit des films francophones et à Toronto, des films anglophones. Ici, on pourrait faire les deux!, explique-t-il. Cela créerait beaucoup d’emplois.»

Carl Bainbridge ne parle pas français même s’il en a appris quelques rudiments lorsqu’il était à l’école secondaire, mais ses 10 ans passés à Toronto ont eu raison de ses connaissances de la langue de Molière.

«Je le réapprendrai si je suis élu», promet-il.

Pour lui, le bilinguisme du personnel des services municipaux doit «être réel», mais cela ne veut pas signifier que «tous les habitants doivent nécessairement parler français ou anglais».

Parmi ses autres priorités, M.Bainbridge entend accroître le nombre de places de stationnement au centre-ville en y construisant, notamment, des parcs de stationnement souterrains. Enfin, en dépit du refus du gouvernement fédéral d’aider au financement du complexe multifonctionnel de la ville, le candidat a affirmé son souhait «de mener le projet seul, s’il le faut».