Pas de maison pour les Basque avant Noël

TRACADIE-SHEILA – Éprouvée par la perte de leur fille âgée de 8 ans dans l’incendie de sa maison en septembre, la famille Basque-Gagné ne retrouvera pas un nouveau toit avant Noël.

La reconstruction de leur maison a démarré voilà un peu plus d’un mois. Mercredi matin, trois bénévoles étaient à pied d’oeuvre sur le chantier à Canton-des-Basque. Ils creusaient la tranchée pour raccorder la future maison aux réseaux. Les murs ne sont pas encore montés.

«Pour l’instant, il n’y a rien que la fondation et le plancher de faits», explique François Basque joint au téléphone par l’Acadie Nouvelle. Le père de famille avait été blessé en tentant à plusieurs reprises de retourner dans la maison embrasée pour sauver sa fille Laurence des flammes.

«Cela ne va pas vite, on va dire, constate-t-il avec un peu de déception. Toute l’aide qu’on était supposée d’avoir… la plupart de l’aide qu’on a eue c’est avec Gaétan Savoie. À part ça, les autres, on ne les a jamais vus.»

Gaétan Savoie est le père de Céline Basque-Savoie. Cette cousine de la famille avait lancé un appel à la générosité en créant une page Facebook pour venir en aide à cette famille qui avait tout perdu dans l’incendie. Un appel entendu dans toute la province. L’énorme vague de générosité devait permettre à la famille de surmonter l’épreuve et de retrouver un chez-soi au plus vite.

«On espérait rentrer pour Noël», reconnaît François Basque. Mais l’élan de générosité ne sera probablement pas suffisant pour permettre à la famille de rentrer dans une nouvelle maison avant la fin de l’année. La famille s’apprête à quitter le chalet offert au lendemain du drame par le Centre Villégiature Deux Rivières.

«Avant Noël, cela va être compliqué. Là on se prépare pour déménager dans un appartement. Un appartement temporaire en attendant que les travaux avancent.»

Le chantier progresse doucement en fonction des disponibilités des uns et des autres.

«Il n’y a rien que Gaétan et son équipe qui s’en occupent tout le temps». Les bénévoles travaillent surtout les soirs et les fins de semaine à reconstruire une maison sur le terrain des Basque-Gagné.

Certains de ceux qui avaient promis de donner un coup de main manquent à l’appel, constate François Basque.

«Comme Gaétan dit, il était supposé y avoir d’autres aides, mais on n’a jamais vu personne d’autre. Le bois pour le plancher et les 4 par 4, on les a payés de notre poche.»