Pêcheries G.E.M: Fredericton ne compte pas intervenir pour l’instant

SAINT-SIMON – Le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne compte pas pour l’instant venir à la rescousse des Pêcheries G.E.M. L’usine de transformation de fruits de mer, située à Saint-Simon dans la Péninsule acadienne, croule sous des dettes d’environ 7 millions $.

L’entreprise s’est récemment placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, car elle doit des sommes importantes à plusieurs créanciers. Pêcheries G.E.M doit notamment 2,3 millions $ à la Caisse populaire de Shippagan, un des créanciers garantis de l’entreprise, apprend-on dans le document préparé par la firme Raymond
Chabot, responsable du dossier et dont l’Acadie Nouvelle a obtenu copie. 

Paul Robichaud, vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick et ministre du Développement économique, préfère que l’entreprise gère la situation elle-même avec ses créanciers. Il dit ne pas croire que la solution soit de «garrocher de l’argent au problème».

«Avant d’investir dans un projet, peu importe lequel, il faut s’assurer que le gouvernement a un retour sur son investissement pour que l’on protège l’argent des contribuables», indique Paul Robichaud.

Jeudi, le syndic Stéphane Gauvin, de Raymond Chabot, indiquait à l’Acadie Nouvelle que Pêcheries G.E.M a 30 jours pour parvenir à une entente avec les créanciers, mais elle peut obtenir une prolongation par la suite avec l’autorisation des tribunaux.

«Pendant ce temps-là, les activités continuent et les créanciers ne peuvent pas entamer de procédures pour se faire payer. S’il n’y a pas d’arrangements avec les créanciers ou si ces derniers refusent l’offre, à ce moment-là, l’entreprise fait faillite», a-t-il souligné.

Entre 125 à 200 emplois sont en danger dans cette usine, l’une des rares dans la Péninsule acadienne à fonctionner au moins huit mois par année dans ce domaine.

«Je souhaite de tout cœur que cette mauvaise période dans laquelle se trouve Pêcheries G.E.M puisse être qu’une mauvaise période et que l’entreprise va continuer à opérer dans la Péninsule acadienne et que les employés vont pouvoir continuer à y travailler», affirme Paul Robichaud.