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L’archidiocèse de Moncton sévit contre deux anciens curés 

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DIEPPE – Deux anciens curés, Yvon Arsenault et Irois Després, font l’objet d’allégations d’agressions sexuelles sur des mineurs. Ils ont été retirés de tout ministère par l’archevêque Valery Vienneau, ce week-end.

Juste comme la poussière retombait sur le scandale du père Camille Léger, à Cap-Pelé, l’archidiocèse de Moncton fait face à des soupçons de pédophilie portées contre deux autres prêtres.

Il s’agit d’Yvon Arsenault, qui a oeuvré dans Kent et le Sud-Est des années 1970 jusqu’à sa retraite du 4 juillet 2012, et d’Irois Després, qui a oeuvré dans la même région des années 1960 jusqu’en 1992.

Le communiqué de presse n’indique pas si des accusations criminelles ont été portées contre les deux hommes, ni les années au cours desquelles ces actes auraient été commis.

Une lettre en provenance de l’archevêque Valery Vienneau a été lue dans toutes les églises de l’archidiocèse de Moncton ce week-end. Elle a appris aux diocésains le retrait des deux prêtres de tout ministère.

«Je demande sincèrement pardon aux victimes et à leurs familles», est-il écrit dans la lettre.

Un processus de conciliation, semblable à celui du cas de Camille Léger, a été entamé par l’archidiocèse afin de dédommager les victimes. Il sera supervisé par le même individu, soit l’ancien juge, Me Michel Bastarache.

«Nous supportons pleinement le processus mis en marche avec maître Michel Bastarache en faveur des victimes et nous nous engageons à être vigilants pour que toute personne travaillant en Église respecte pleinement les politiques mises en place pour la prévention de tels actes», est-il indiqué dans la lettre de Mgr Vienneau.

Les allégations contre Yvon Arsenault et Irois Després ont surgi lors du processus de conciliation et de compensation en faveur des victimes d’agressions sexuelles du père Léger.

Ensemble, les deux anciens prêtres ont oeuvré dans une quinzaine de paroisses.

Yvon Arsenault a été le curé de la paroisse Notre-Dame-de-Fatima, de Collette, de 1976 à 1982, la paroisse Saint-Jacques-le-Majeur, de Scoudouc, de 1982 à 1983, la paroisse Notre-Dame-de-Grâce de Moncton, de 1983 à 1989, l’Unité pastorale Étoile de la mer à Baie-Sainte-Anne et Pointe-Sapin, de 1990 à 1994, la paroisse Saint-Louis-de-Gonzague de Richibucto, de 1994 à 1997, la paroisse Christ-Roi de Moncton, de 1997 à 1998, la paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus de Dieppe, de 1998 à 2000, l’Unité pastorale Sainte-Famille à Cocagne, Notre-Dame et Saint-Antoine, de 2000 à 2007, et St Augustine Parish de Moncton, de 2007 à 2012.

Pour sa part, Irois Després a servi comme prêtre dans la Paroisse Saint-Ignace-de-Loyola de Sainte-Ignace, de 1960 à 1968, la paroisse Notre-Dame-de-la-Merci de Pointe-du-Chêne, de 1971 à 1973, la paroisse Saint-Vincent de Sackville, de 1973 à 1979, la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes, de 1979 à 1983, et la paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus de Dieppe, de 1983 à 1987.

Contrairement au père Camille Léger qui était décédé au moment où les allégations ont été révélées publiquement, Yvon Arsenault et Irois Després sont tous les deux vivants.
 

Jean-Marc Doiron
À propos de Jean-Marc Doiron

Originaire de Rogersville, Jean-Marc Doiron a obtenu son baccalauréat à l’Université de Moncton en 2011 avec une double majeure en information-communication et philosophie. Il a commencé sa carrière journalistique peu après dans la région de Chaleur, où il a oeuvré pour un hebdomadaire francophone. L’été 2012, il est devenu le...
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