Membre du groupe Acadie Média|Jeudi 2 octobre 2014
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Restigouche: un pont emporté et un camping inondé 

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RESTIGOUCHE – Le temps particulièrement doux de la semaine dernière a causé un débordement majeur de la rivière Restigouche. 

Vendredi, une crue soudaine de la rivière Restigouche a provoqué une inondation particulièrement virulente dans la portion québécoise de celle-ci, notamment au terrain de camping de Restigouche-Sud-Est, près de Matapédia. En peu de temps, le camping a été littéralement submergé par les eaux et par d’immenses blocs de glace.

Endroit de prédilection pour de nombreux Restigouchois (certains le surnomment la Petite Acadie), ce terrain de camping abrite environ 150 roulottes. Selon le propriétaire des lieux, Luc Blaquière, plus de la moitié – sinon plus – auraient subi de sévères infiltrations d’eau en raison de l’inondation.

«Un coup que l’eau pénètre dans une roulotte, c’est très difficile de la ramener. J’ai bien peur qu’ici la grande majorité des roulottes affectées soient des pertes totales», a-t-il confié lors de la tournée de son camping.

Comme la plupart des campeurs, il s’affairait dimanche à nettoyer un tant soit peu les lieux. Propriétaire du camping depuis cinq ans, il n’a jamais connu de telles inondations. 

«Même si on est près de la rivière, habituellement, il n’y a rien qui arrive. Pas d’eau, pas de glaces. C’est la première fois que je vois ça! La dernière inondation dans ce secteur remonte à 1994 et, même là, ça avait frappé moins fort. J’ai discuté avec le propriétaire précédent qui a 84 ans et il m’a assuré qu’il n’avait jamais vu une telle inondation au camping», dit-il.

Comment expliquer ce qui s’est passé?

«On a eu beaucoup de neige cet hiver et il s’est mis à faire chaud d’un coup. Probablement que la neige a fondue trop rapidement en raison de la température de la semaine dernière et que ça a fait monter le niveau d’eau», tente-t-il comme explication.

Outre les roulottes, plusieurs patios et cabanons (et leur contenu) n’ont pas résisté à la force des éléments et ont été soit démolis, soit éparpillés par le courant. Les dégâts se chiffreraient à plusieurs millions de dollars.

«C’est désolant de voir ça. Mais au moins, ce n’est que des roulottes et pas des résidences principales qui ont été inondées, comme ce fut le cas à Perth Andover», relativise pour sa part Marcel Savoie, campeur installé à Broadlands depuis une saison à peine.

Plus loin, une autre campeuse s’affairait à nettoyer et à assécher sa roulotte. «Je n’ai rien à perdre en essayant. De toute façon, je ne suis pas assurée, et c’est le cas de plusieurs autres campeurs, certains même avec des roulottes flambant neuves», relate-t-elle.

Pour ce qui est du camping, M. Blaquière entend travailler d’arrache-pied pour respecter la date d’ouverture, soit la mi-mai.

«Notre camping, c’est une véritable petite communauté. On le voit bien aujourd’hui alors que tout le monde s’entraide. Je crois donc qu’avec un peu d’aide, on va réussir à avoir un bel été malgré tout», souligne-t-il.

Jean-François Boisvert
À propos de Jean-François Boisvert

Originaire de la Mauricie, Jean-François Boisvert cumule plus d’une quinzaine d’années d’expérience en journalisme dans la région du Restigouche. Il est détenteur d’un diplôme en Lettres françaises du CÉGEP de Trois-Rivières ainsi que d’un second en Journalisme de la Cité collégiale d’Ottawa. C’est d’ailleurs suite à un stage en journalisme...
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