Membre du groupe Acadie Média|Jeudi 24 avril 2014
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Assurances: Ronald Godin préoccupé 

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FREDERICTON – Le défenseur du consommateur en matière d’assurance, Ronald Godin, semble préoccupé par le temps que prend le gouvernement à prendre une décision sur la définition et le plafond d’indemnisation pour les blessures mineures des accidentés de la route.

Dans son rapport annuel, M. Godin rappelle que le rapport du groupe de travail qui s’est penché sur ce dossier a été remis l’automne dernier à la ministre de la Justice et de la Consommation, Marie-Claude Blais.

«Le plus délicat, c’est la définition. C’est ça qui peut avoir un impact majeur, selon la définition qu’on va adopter. Est-ce que ça va être celle qui est recommandée par le comité (le groupe de travail) dans le rapport ou une autre que le gouvernement peut aller chercher soit de la Nouvelle-Écosse ou de l’Alberta qui ont des lois semblables relativement aux blessures mineures? Alors on attend ça avec intérêt», a déclaré M. Godin.

Par ailleurs, Ronald Godin croit que le dossier de crédit d’un consommateur ne devrait pas entrer en ligne de compte lorsque vient le temps de lui accorder une police d’assurance.

Il dit que les dispositions législatives nécessaires afin d’interdire cette pratique ont été adoptées, mais que l’on attend toujours qu’elles soient mises en vigueur.

«Ils ont fait les modifications à la Loi sur l’assurance, mais elles n’ont pas encore été mises en vigueur. Quand? Est-ce que ça va être en 2012? C’est quelque chose qu’on attend avec une certaine anxiété», a confié M. Godin.

L’autre élément qu’il faut mentionner au sujet du rapport de Ronald Godin est la position qu’il exprime sur une des recommandations émises dans le rapport sur l’examen du mandat des hauts fonctionnaires de l’Assemblée législative.

Le rapport recommande de confier au Bureau de l’ombudsman les responsabilités du défenseur du consommateur en matière d’assurance.

Mais Ronald Godin s’oppose à ce que l’on fasse disparaître le poste qu’il occupe en ce moment.

«Déjà, je crois que l’ombudsman en a plein les bras avec ses fonctions. De lui ajouter celle-ci, je ne suis pas convaincu que ce soit dans le meilleur intérêt (des consommateurs)», a-t-il estimé.

Il considère que l’application de cette recommandation aurait pour effet de diluer l’importance des plaintes des assurés à travers tous ceux qui sont déjà sous la responsabilité de l’ombudsman.