Fermeture d’école: Saint-Léolin rencontrera le ministre

SAINT-LÉOLIN – Le maire de Saint-Léolin, Joseph Lanteigne, ainsi que d’autres responsables du village rencontreront le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Jody Carr, vendredi, à Fredericton.

Le maire et ses collègues discuteront avec le ministre de l’école Le Maillon, qui doit fermer ses portes en septembre à la suite d’une réforme de l’ancien District scolaire 9 de la Péninsule acadienne.

«Nous voulons savoir pourquoi l’école Le Maillon a été choisie parmi celles qui fermeront leurs portes et quelles sont les véritables raisons de cette prise de position», mentionne Joseph Lanteigne au cours d’un entretien téléphonique.

Selon lui, la municipalité n’a jamais pu obtenir de réponses à ce sujet de la part du Conseil d’éducation du district scolaire.

«Comment le ministre a-t-il pu prendre une telle décision alors que nous-mêmes avons été tenus à l’écart du dossier? On laisse deux écoles plus vieilles ouvertes alors que la nôtre, qui est plus récente, fermera ses portes. C’est un non-sens», estime le maire de Saint-Léolin.

Joseph Lanteigne dit ne pas se faire d’illusions quant au résultat de la rencontre. Il conserve toutefois un mince espoir que le ministre puisse revenir sur sa décision, car le processus ayant mené à la recommandation pour la fermeture de l’école Le Maillon a été entaché de plusieurs irrégularités, selon lui.

«Peut-être que la décision est finale, mais nous voulons faire savoir que le Conseil d’éducation du district scolaire n’a pas répondu à nos questions. Nous n’avons jamais su non plus ce qui s’était dit entre le médiateur et le conseil d’éducation. L’annonce de la fermeture de notre école s’est faite avant que nous ayons des réponses. Je crois donc que ça peut changer, si le ministre juge que le processus n’a pas été suivi rigoureusement comme les lois le stipulent», renchérit M. Lanteigne.

Et dans le cas où le ministre signifierait une fin de non-recevoir à la municipalité, le maire assure qu’il est prêt à discuter de la possibilité d’une nouvelle vocation de l’école Le Maillon.

«Pour l’instant, nous avons toujours l’intention de nous défendre pour garder notre école ouverte, mais dans le cas où nous devrions passer au “plan B“, nous allons travailler conjointement avec le ministère, qui demeure responsable de l’édifice scolaire, pour trouver de nouvelles activités à l’école Le Maillon. Est-ce que le CCNB voudrait s’y installer? Ça fait partie des scénarios que nous voulons aborder avec le ministre», souligne Joseph Lanteigne.