Salon du livre d’Edmundston: achalandage et ventes en hausse

EDMUNDSTON – Malgré tous les progrès dans le domaine informatique, il ne fait pas de doute, le bon vieux livre fait encore partie des habitudes de vie si on se fie à l’achalandage et aux ventes lors du 27e Salon du livre d’Edmundston, en fin de semaine.

Les exposants rencontrés au hasard par l’Acadie Nouvelle, dimanche, semblaient d’accord pour dire que le 27e Salon du livre d’Edmundston aura été une bonne affaire pour eux.

Dès samedi, selon l’affirmation de quelques-uns d’entre eux, ils ont égalé les ventes de l’an dernier. La journée de dimanche a donc apporté un agréable surplus pour eux.

Les précipitations de neige tombées sur la région d’Edmundston, dimanche, semblent toutefois avoir freiné les ardeurs des visiteurs qui se sont avérés moins nombreux lors de cette dernière journée de l’activité littéraire.

Au stand de Guérin Éditeur, Léo Plourde a dit que vendredi et samedi ont été de très bonnes journées pour la vente de livres.
«Au Nouveau-Brunswick, les parents achètent beaucoup de matériel scolaire comme complément à l’apprentissage de leurs enfants. J’ai vu des gens repartir avec près de 200 $ de livres», a dit M. Plourde.

Au stand de la maison d’édition Le Dauphin Blanc, Alain Williamson soutient que l’achalandage a été bon et constant. Ses bouquins sur le développement personnel, la santé et l’ésotérisme ont été très populaires.

«Peut-être offrons-nous des livres qui ne sont pas disponibles chez les libraires locaux? Mais la réponse a été très positive. Le fait que les auteurs soient présents pour présenter leur livre est important. Nous avons atteint les ventes de l’an dernier dès samedi. Aujourd’hui (dimanche), c’est du surplus par rapport à 2011», a mentionné M. Williamson.

Représentant différentes maisons d’édition, Alain LeBlanc, de la Librairie Matulu d’Edmundston, était lui aussi satisfait des affaires brassées durant le week-end.

«Il ne faut pas oublier que le Salon du livre, c’est beaucoup plus qu’une affaire de vente. C’est un grand rendez-vous social avec nos clients réguliers, ceux en devenir, les auteurs et les maisons d’édition. Il est passé beaucoup de monde durant le week-end», a souligné M. LeBlanc.

Robert Melanson, de la libraire La Grande Ourse, reconnaît que l’événement littéraire a une portée dépassant la région d’Edmundston et le Madawaka.

«Le public répond bien. Il tient probablement à son Salon du livre. Ça débordait de monde ici samedi. J’ai vu des gens de Saint-Quentin, Kedgwick et Campbellton. Nos ventes ont été bonnes. Ce que nous ferons aujourd’hui (dimanche) sera du surplus par rapport à l’an dernier. C’est probablement un signe que l’économie locale se porte bien», a-t-il avancé.

Seule ombre au tableau, il déplore l’absence d’achats institutionnels de la part des écoles ou des bibliothécaires des établissements scolaires.

«Dans certaines régions, on se garde une partie du budget disponible pour des événements comme celui-ci», a indiqué M. Melanson.

Des exposants divergeaient toutefois d’opinion, comme s’ils avaient pris part à deux salons complètement différents. Certains ont mentionné que l’événement a été en dessous de leurs attentes. Au stand des éditions Hurtubise HMH, la préposée a parlé d’une année couci-couça au chapitre des ventes.

Ayant eu des ventes inférieures à l’an passé, Carole Noël, des éditions Karo, soutient que l’on doit faire attention dans le jeu des comparaisons et qu’il faut bien mettre les choses en perspectives.

«C’est certain qu’un libraire qui représente de nombreuses maisons d’édition va connaître des ventes supérieures à celles qui n’offrent que quelques produits ou auteurs», a-t-elle fait remarquer.