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L’ultime saison de Belle-Baie s’annonce enlevante 

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CARAQUET – Après plusieurs mois d’attente, les téléspectateurs pourront finalement consommer leur ultime rendez-vous avec Belle-Baie dès jeudi, à 21 h, à Radio-Canada. Le public de Caraquet, où la quatrième et dernière saison a été tournée, a eu droit à un avant-goût de la série avec le visionnement des deux premiers épisodes au Cinéma du Centre, en présence de la réalisatrice Renée Blanchar, de quelques comédiens acadiens et de plusieurs figurants.

Le premier épisode s’ouvre sur un fonds de crise. À son retour de vacances avec Max (Jean-François Pichette), Margot (Pascale Bussières) apprend que son restaurant a été la proie des flammes. L’incendie jette un froid entre elle et son fils Xavier (Christian Essiambre), qui était de garde avec Félicia (Eugénie Beaudry) au moment où le brasier a pris naissance. Margot soupçonne son fils d’avoir été irresponsable et Xavier gère mal l’attitude accusatrice de sa mère.

Dans un autre registre, Billy (Marc Paquet) et ses travailleurs de la Gully se préparent activement au Boston Seafood Show, rendez-vous incontournable pour les producteurs et transformateurs de poisson. L’incertitude plane toutefois quant aux prochains quotas de pêche, qui doivent être annoncés sous peu par le gouvernement fédéral. Déjà, Alcide (Pierre Lebeau) cire ses gants de boxe, bien décidé à ne pas laisser le gouvernement sabrer la ressource.

Dans le deuxième épisode, le couperet tombe. Les quotas de pêche au crabe des neiges seront amputés de 75 % pour les trois prochaines années.

Le député fédéral du coin, Martin Lanteigne (Emmanuel Charest), qui est aussi le père de Félicia, est accusé de laxisme dans le dossier.

Pendant ce temps, à la Maison des jeunes, Cathou (Justine Mallet) tente de s’intégrer au groupe. Mais elle a le caractère bouillant de son père Alcide, ce qui cause des flammèches avec Pag (Aliocha Schneider), passionné d’animation vidéo qui monte un projet auquel il tient scrupuleusement.

Aussi, Margot, grandement affectée par la perte de son restaurant, accepte l’invitation de Ginette (Maude Guérin) à passer quelques jours de repos dans un chalet pour le moins rustique. Les biscuits au «pot» et l’alcool aidant, Margot prendra une grande décision.

À son retour à Montréal, Xavier constate que sa relation amoureuse avec André (Benoit McGinnis) bat de l’aile.

La table est donc mise pour une saison enlevante. Grâce au format «une heure» pour chaque épisode, les trois auteurs de la série, René Blanchar, Robin-Joël Cool (qui campe également le rôle d’Ulysse, pêcheur, conjoint de Juliette et futur papa) et Georgette LeBlanc ont pu aller plus loin dans le façonnement des caractères de certains personnages des premières heures en les mélangeant à de nouveaux venus. Margot montre un côté plus fragile, Alcide, père tendre envers sa fille, s’avère être un redoutable adversaire de l’establishment du secteur des pêches.

Dans la salle 1 du Cinéma du Centre, on entend quelques exclamations, ainsi que de légers fous rires.

Huguette Gionet, de Bas-Caraquet, ressort de la projection très enthousiaste, d’autant plus que c’était son «baptême» de Belle-Baie.

«Je n’ai pas vu les autres saisons, étant donné que j’étais à l’extérieur de la province. Mais je trouve ça plaisant de voir des endroits que nous connaissons, avec des personnages aux caractères qui nous sont familiers. Ça me donne vraiment le goût d’écouter les saisons précédentes!», affirme-t-elle avec un large sourire.

Line Lanteigne, également de Bas-Caraquet, croit que les deux premiers épisodes de Belle-Baie sont un gage de succès pour le reste de la saison.

«J’ai bien aimé ça. J’ai suivi les autres séries et je vais écouter celle-là», assure-t-elle.

Renée Blanchar, quant à elle, se dit très heureuse de la réaction du public.

«J’ai vraiment senti l’énergie du public. De l’entendre rire et avoir du plaisir en écoutant les deux épisodes, pour moi, c’est un premier gros test et c’est surtout un grand bonheur», souligne-t-elle.

La coproductrice de Belle-Baie, Cécile Chevrier, pense pour sa part que Caraquet peut être fière d’avoir accueilli le tournage de la série ici et que la ville commence à en mesurer pleinement les impacts positifs.

«Ç’a été un gros défi de tourner ici, mais ça en valait largement la peine. Les gens ont été hyper accueillants. À tel point que Belle-Baie et Caraquet sont devenus la même localité. Et Caraquet était probablement la seule ville de la province qui pouvait pleinement comprendre quel genre de bénéfices elle pouvait retirer d’une telle expérience. Ça se voit aujourd’hui», juge-t-elle.

Martin Roy
À propos de Martin Roy

Acadien par son grand-père paternel, Martin Roy est né et a grandi à Chicoutimi, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il est diplômé en Arts et technologie des médias, option Presse écrite, du cégep de Jonquière. Il est journaliste culturel et général et pupitreur Canada-Monde à l’Acadie Nouvelle depuis juin 2003. Il est aussi...
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