Membre du groupe Acadie Média|mercredi 28 janvier 2015
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Gaz de schiste: du propane utilisé pour la fracturation 

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FREDERICTON – Une hydrologue du ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick soutient que du gaz propane liquéfié a été utilisé au cours du processus de fracturation visant à extraire du gaz de schiste à certains endroits dans la province.

Selon l’hydrologue Annie Daigle, cette technique ne représente pas toujours la meilleure option, et ce, en raison de la composition géologique du Nouveau-Brunswick.

Des chercheurs de l’Université de Nouveau-Brunswick estiment que les compagnies d’exploration devraient songer à employer du gaz carbonique ou du gaz propane liquéfié pour la fracturation hydraulique au lieu d’utiliser de l’eau.

Quatre professeurs ont publié un texte dans lequel ils appellent à l’instauration de techniques respectueuses de l’environnement en ce qui a trait à l’évacuation des eaux usées, un sous-produit de la fracturation hydraulique.

Ils soutiennent que les eaux résiduelles peuvent être recyclées, éliminées dans des sites prévus à cet effet ou, dans certains cas, pompés dans des réservoirs salins situés sous terre.

Annie Daigle affirme que la plus grande partie des eaux usées provenant des puits de gaz du Nouveau-Brunswick sont envoyées à un centre de traitement de la Nouvelle-Écosse.

Elle signale que la province ne semble pas avoir l’inention de pomper l’eau dans le sol.

Consultations publiques

Par ailleurs, le chef de l’opposition officielle, Victor Boudreau, exige la tenue de consultations publiques sur le développement du gaz de schiste.

Lors de la période de questions, mardi, à Fredericton, M. Boudreau a demandé au premier ministre pourquoi il y a des consultations sur d’autres dossiers alors que le gaz de schiste semble demeurer un sujet tabou.

L’opposition exige qu’un moratoire sur le développement du gaz de schiste soit décrété jusqu’à ce que tous les risques associés à la fracturation hydraulique soient examinés et soumis à l’approbation de la population.