Un exhibitionniste condamné à une amende de 575 $

EDMUNDSTON – Emmanuel LeBouthillier, originaire de Tracadie-Sheila, a été reconnu coupable de s’être exposé nu à la vue du public sur une propriété privée, soit à l’intérieur de son appartement, mardi matin, en Cour provinciale à Edmundston. Il a écopé d’une amende de 575 $.

L’homme domicilié à Edmundston a subi son procès pour cette affaire lundi. La plaignante dans ce dossier a soutenu que dans la nuit du 3 novembre 2010, elle a aperçu l’homme s’adonner à quelques reprises au plaisir solitaire devant une fenêtre de son logement, avec la lumière allumée, tout en sachant qu’elle le voyait de l’autre côté de la rue.

Elle a indiqué que son champ de vision par la fenêtre lui permettait de voir l’individu de la tête jusqu’aux genoux. L’édifice à logements où il habitait à cette époque était situé de biais à la propriété où elle se trouvait.

Un policier appelé sur les lieux a dit l’avoir aussi observé faire les mêmes gestes de va-et-vient au niveau du bas de son corps durant une quinzaine de minutes. Aucun des deux témoins n’a toutefois été en mesure d’apercevoir ses organes génitaux.

À sa défense, l’accusé a mentionné qu’il était en train de nettoyer la salle de bain, ce qui impliquait de frotter le lavabo, les toilettes, le bain et la douche, puisqu’il déménageait le lendemain matin. Il a précisé qu’il était uniquement vêtu de ses sous-vêtements. Il a prétendu avoir été à intermittence dans la pièce durant près de 45 minutes, ce qui impliquait qu’il a ouvert et éteint la lumière.

En rendant sa décision, le juge Paul Duffie a mentionné que les explications de l’accusé, qui a mimé les gestes de nettoyage lors de son témoignage pour tenter d’expliquer ce que les deux témoins ont pu voir de sa part, ont nui à la crédibilité de sa version des faits.

Emmanuel LeBouthillier sera sous probation durant six mois sous certaines conditions, dont celle de ne pas entrer en contact avec la plaignante. L’avocate de la défense,

Me Maryse Allard, a dit que cette clause ne sera pas difficile à respecter puisque les deux ne se connaissent pas et que l’accusé l’a croisée uniquement lors de ses présences au tribunal.