Accident mortel: un chauffeur d’autobus accusé

MONCTON – L’homme qui était derrière le volant de l’autobus de Codiac Transpo qui a pris la vie d’une piétonne en janvier est accusé de conduite insouciante.

Aurore LeBlanc a perdu de la vie de façon tragique à Moncton le 20 janvier lorsqu’elle a été happée par un autobus du service de transport en commun alors qu’elle traversait la rue Main à l’intersection de la rue King.

Le décès de la femme de 46 ans originaire de Memramcook, mais habitant à Dieppe avait été constaté sur place après l’intervention de machinerie lourde pour dégager son corps de sous le mastodonte.

Une femme qui marchait avec elle a réussi à éviter le véhicule.

Le chauffeur de cet autobus, Gary Pellerin, était au Palais de justice de Moncton, jeudi, pour connaître la nature des accusations qui pèsent contre lui à la lumière de l’enquête de la GRC.

M. Pellerin a été accusé de conduite insouciante en vertu de l’article 346 de la Loi sur les véhicules à moteur.

Son avocate, Allison Ménard, a souligné que cette accusation n’était pas criminelle, mais elle a préféré ne pas commenter la peine à laquelle son client peut s’attendre.

«J’hésite à parler de la peine potentielle parce que nous n’avons pas encore eu l’occasion d’étudier le dossier. Selon les circonstances, la peine pourrait être plus ou moins lourde», a déclaré Me Ménard.

Une quinzaine de collèges du chauffeur de Codiac Transpo étaient présents jeudi au Palais de justice en plus de sa famille et de ses amis afin de soutenir Gary Pellerin.

L’accusé sera de retour en cour devant la juge Jolène Richard le 10 mai afin d’enregistrer son plaidoyer. Il était trop tôt hier pour déterminer si son dossier sera rapidement réglé.

«Ça dépend des preuves qui sont disponibles et de la divulgation de la preuve par la Couronne. À mon avis la divulgation n’est pas tout à fait complète. C’est difficile de dire si ça durera longtemps. Je ne sais pas non plus par exemple si il y aura une longue liste de témoins. Je ne peux pas dire si ça sera un procès d’une journée ou de dix jours», a établi Allison Ménard.

L’accusé n’a pas repris le volant de son autobus depuis l’événement.

«C’est une situation extrêmement difficile pour mon client. Il est en congé et il fait de son mieux pour gérer tout ce qui peut venir avec ce genre de situation. Le temps déterminera du résultat», a dit son avocate.