Champ de tir: le lobbying n’a pas porté ses fruits à Edmundston

EDMUNDSTON – Près de quatre ans après avoir amorcé du lobbying auprès des autorités gouvernementales, les voisins réclamant le déménagement du champ de tir du chemin Baisley, à Saint-Jacques, ne verront probablement jamais la lumière au bout du tunnel dans ce dossier.

Malgré un changement de gouvernement, aucun progrès n’a été fait pour tenter de résoudre le problème des citoyens demeurant à proximité de ce champ de tir, eux qui se disent incommodés par ce qu’ils appellent de la «pollution par le bruit».

Depuis quatre ans, ils tentent de faire déménager le champ de tir de l’Association de protection chasse et pêche du Madawaska, inauguré en 1978 sur un terrain appartenant au gouvernement. En plus des membres du club, des agents de la paix et des propriétaires d’armes à feu s’y exercent régulièrement.

Selon les citoyens, le bruit émanant des tirs se fait entendre sept jours sur sept. La situation est pire le week-end, et jusqu’à 300 coups à l’heure peuvent être entendus, a-t-on précisé.

En plus d’avoir fait de la pression par l’entremise des médias, des pétitions ont été remises au gouvernement provincial (2008) et à la Ville d’Edmundston (2010).

«Malgré tout cela, nous n’avons eu aucun résultat concret quant à notre demande», a dit le porte-parole des citoyens, Roland Bernier.

Du côté du gouvernement, le ministère de la Sécurité publique soutient qu’il ne peut retirer un permis ou réclamer un déménagement sur la base du bruit.

«Tant qu’un champ de tir respecte les exigences provinciales, on ne peut rien faire. Dans ce dossier, il faudrait que le propriétaire décide par lui-même de déménager», a dit la porte-parole aux communications du ministère, Sheila Lagacé.

Les opposants soutiennent que le gouvernement provincial possède d’autres terrains à quelques kilomètres de là et qu’il pourrait accueillir le champ de tir à cet endroit.

Selon la porte-parole gouvernementale, aucune discussion en ce sens n’a été amorcée à l’interne par le ministère.

Roland Bernier a rappelé que des familles sont installées dans le secteur depuis de nombreuses années et qu’elles doivent composer avec la situation.