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Jean-Michel Gionet connaîtra sa sentence vendredi 

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BATHURST – Jean-Michel Gionet, âgé de 22 ans, connaîtra sa sentence vendredi. Le ministère public et la défense ont requis conjointement la peine minimale, soit quatre ans d’emprisonnement.

Jean-Michel Gionet avait reconnu sa culpabilité à l’accusation d’homicide involontaire, en novembre 2012. Il a tué le conjoint de fait de sa mère, Stéphane Savoie, par arme à feu, le 28 mai 2011, à Saint-Simon.

Les réquisitoires sur sentence ont été entendus jeudi par la Cour du Banc de la Reine de Bathurst. Le procureur de la Couronne et l’avocat de la défense ont réclamé quatre ans de prison, moins les cinq mois que le jeune homme a passé en détention préventive, soit du 28 mai au 21 octobre 2011.

«Nous avons recommandé au juge de suivre une soumission conjointe, de quatre ans d’emprisonnement, qui est la peine minimale au Code criminel pour ce genre d’infraction. Nous espérons que la Cour, dans ses délibérations, va suivre cette recommandation», a déclaré à l’issue de l’audience Me Pierre Gionet, de la Couronne.

Me Luc Roy a lu au nom de son client, Jean-Michel Gionet, une déclaration à l’attention du juge dans laquelle il exprime ses remords pour l’acte qu’il a commis.

«Je m’en veux d’avoir commis ce geste. Je m’excuse à la famille de M. Savoie. Je sais que j’ai mal fait. J’aurais dû utiliser d’autres moyens. Je vous promets de ne plus avoir d’arme à feu en ma possession.»

Des témoignages recueillis par les enquêteurs ont démontré que Stéphane Savoie et Jean-Michel Gionet, qui vivaient dans le même appartement avec un autre cochambreur, se disputaient très régulièrement.

La victime reprochait au fils de sa compagne de passer trop de temps sur l’ordinateur et de ne rien faire de sa vie.

Jean-Michel Gionet est décrit comme quelqu’un de calme et réservé, qui passait ses journées à jouer des jeux vidéo sur l’ordinateur.

Dans la nuit du 27 au 28 mai 2011, l’accusé était sorti chez des amis. Il est rentré au petit matin pour se coucher.

Un différend l’a opposé à Stéphane Savoie, qui lui reprochait l’heure à laquelle il était rentré. Ce dernier a demandé au jeune homme de faire ses valises et de quitter l’appartement.

Stéphane Savoie aurait tenté d’entrer de force dans la chambre de Jean-Michel Gionet. Celui-ci a chargé sa carabine semi-automatique et fait feu à trois reprises sur son beau-père. Ce dernier, touché à la poitrine et à l’abdomen, est décédé des suites de ses blessures. Il avait 39 ans.

«Je voulais me défendre. Il a dit qu’il voulait me péter le nez. J’ai agi par impulsion, j’avais peur», avait dit Jean-Michel Gionet lors de sa déposition au poste de police, après la tragédie.

Neuf rapports d’impact de membres de la famille et d’amis de la victime ont été présentés à la Cour. Jean-Michel Gionet comparaîtra vendredi après-midi devant le juge Réginald Légère pour l’imposition de sa peine.

 
Béatrice Seymour
À propos de Béatrice Seymour

Née en Guadeloupe, une île française, Béatrice Seymour habitait dans la région parisienne avant de découvrir le Canada, au milieu des années 1990. Après des études de droit à Paris, elle a œuvré dans le monde des affaires, à Bathurst. Au début des années 2000, Béatrice a décidé de réaliser...
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