Les étudiants de l’U de M revendiquent le contrôle du Centre étudiant

MONCTON – Les étudiants de l’Université de Moncton entament une lutte pour obtenir le plein contrôle, «en droit et en pratique», du Centre étudiant au Campus de Moncton.

Depuis la fondation de la Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM), en 1968, ses divers comités ont lutté pour un espace qui appartient aux étudiants sur le Campus de Moncton.

Une partie de leurs demandes s’est réalisée, en 1993, lors de l’ouverture du Centre étudiant situé au milieu du complexe universitaire. Même si les étudiants ont contribué au financement du centre, ils ne sont pas propriétaires et ne gèrent pas l’espace, selon le vice-président de la FÉÉCUM, Simon Ouellette.

«On n’a aucun droit sur le Centre étudiant. On n’a même pas le statut de locataires. Il n’y a pas d’accord qui a été signé et c’est vraiment flou. Si l’université voulait nous sortir de là, elle pourrait le faire», a-t-il poussé durant une entrevue téléphonique avec l’Acadie Nouvelle.

«Ça fait déjà 40 ans qu’on se bat pour un Centre étudiant, ça serait désolant d’attendre encore 20 ans pour avoir le contrôle de celui qu’on est censé avoir déjà.»

Lors d’une assemblée générale, mercredi, la FÉÉCUM a adopté à l’unanimité une résolution pour lutter dans le but d’obtenir «une complète autogestion en droit et en pratique» de l’édifice et des locaux du Centre étudiant.

Selon M. Ouellette, les étudiants ont perdu du terrain cette année quand l’administration de l’U de M a déménagé la cafétéria universitaire du Pavillon Léopold-Taillon au Centre étudiant. Un nouveau café restaurant, Le 63, a remplacé le Café Osmose, qui occupait les lieux auparavant. L’ancien était géré par les étudiants et le nouveau, par l’université.

«C’est vraiment stressant parce qu’on remarque qu’on est en train de perdre du terrain, a dit Simon Ouellette. Le 63, c’est l’université qui gère ça complètement, au point que CKUM (la radio étudiante) ne peut pas mettre ses affiches sur les murs sans permission. On n’est plus vraiment chez nous.»

M. Ouellette a souligné que la University of New Brunswick, où le Student Union Building est géré par l’union des étudiants, comme un exemple à suivre.

«Ils possèdent leur édifice, ils gèrent leur dépanneur, c’est eux qui sont les maîtres des lieux, a-t-il expliqué. Ils ont des droits, c’est écrit et c’est clair ce qu’ils ont le droit et pas le droit de faire.»

L’Acadie Nouvelle a contacté la direction de l’université pour obtenir sa version des faits. Nos demandes d’entrevue sont restées lettres mortes.