Un ami de Justin Bourque accusé d’avoir proféré des menaces de mort

MONCTON – Jasper John Stam, un ami de l’auteur présumé de la tuerie de Moncton, a été arrêté et accusé d’avoir menacé de mort des agents de la GRC entre le 10 et le 18 mai.

L’homme de 25 ans a comparu en Cour provinciale, lundi à Moncton, pour faire face à un chef d’accusation de profération de menaces de mort contre un agent de la paix.

La procureure de la Couronne s’est opposée à sa libération sous caution. Son enquête sur le cautionnement aura lieu mercredi, à
9 h 30. Il restera incarcéré d’ici là.

La cour a ordonné que Jasper John Stam n’ait aucune communication avec Justin Bourque, l’auteur présumé de la fusillade de mercredi. Ce dernier fait face à trois accusations de meurtre prémédité et à deux accusations de tentative de meurtre.

La GRC a indiqué sur Twitter, lundi après-midi, que l’arrestation et l’accusation de M. Stam n’ont «aucun lien avec la fusillade de Moncton».

On sait cependant qu’un lien d’amitié unit ces deux jeunes hommes, qui ont presque le même âge. La semaine dernière, l’Acadie Nouvelle a contacté des amis Facebook de Justin Bourque, dont Jasper John Stam, afin de recueillir leurs réactions à la fusillade. Lors d’un bref échange de messages, M. Stam a confirmé être l’ami de l’auteur présumé de ce drame, mais il n’a pas voulu faire de commentaires.

Des propos publiés sur le populaire réseau social par M. Stan dans les jours qui ont suivi la fusillade portent à croire qu’ils sont bien amis.

Vendredi dernier, il a partagé le billet d’un blogueur défendant Justin Bourque, intitulé «La meilleure des chances, Justin Bourque» (Best of Luck, Justin Bourque). Ses contacts Facebook n’ont pas tardé à réagir très fortement et à publier des dizaines de commentaires condamnant l’article et sa diffusion par M. Stam.

Samedi dernier, il a ensuite publié un autre message sur son mur, dans lequel il affirme avoir perdu son emploi en raison de son amitié avec une personne que l’on devine être Justin Bourque.

«Je viens de me faire congédier parce que je suis l’ami de quelqu’un», a-t-il dit.

Ce message a lui aussi suscité de nombreuses réactions, positives et négatives, de la part de ses connaissances.

Jasper John Stam a alors publié plusieurs commentaires défendant le tireur présumé. Il a laissé entendre que la tuerie était liée à une autre affaire et que Justin Bourque pensait qu’il devait «prendre la justice en main et redresser les choses pour la famille et les proches du garçon mort».

D’après les autres commentaires publiés par la suite par des connaissances de M. Stam, il semble être question des événements du 13 juillet 2013, à Moncton, lorsqu’un suspect est décédé après avoir été atteint de quatre coups de feu tirés par deux agents de la GRC.

La force policière de Fredericton a été appelée en renfort afin de faire la lumière sur cette affaire. L’enquête, dont les résultats ont été dévoilés le 23 mai, a blanchi les deux agents de la GRC et déterminé que le suspect est mort des coups de couteau reçus avant que les policiers fassent feu en sa direction.

Avec la collaboration du journaliste Jean-Marc Doiron