L’Ambassadeur de France séduit par la vitalité culturelle de l’Acadie

Lors de sa visite à Moncton, le représentant de la France au Canada, Nicolas Chapuis, a souligné le dynamisme des Acadiens sur le plan culturel.

Nicolas Chapuis effectuait, jeudi et vendredi, sa première visite à Moncton. L’Ambassadeur de France au Canada en a profité pour rencontrer des membres de la communauté d’affaires, des représentants de l’Université de Moncton et diverses organisations – la Fédération des jeunes francophones, Acadie Rock, ou encore Alliance française – en plus des artistes Lisa Leblanc et Caroline Savoie.

«La culture est l’un des accents importants de ma visite. Moncton est le cœur culturel du Nouveau-Brunswick. Je vais essayer de comprendre comment l’université, les acteurs acadiens, les artistes apportent de l’activité, du développement.»

Invité par le maire, George LeBlanc, Nicolas Chapuis a exploré le Zoo Magnetic Hill en compagnie de l’élu. La rencontre devait marquer l’installation de l’exposition 34 Merveilles du Monde, organisée par la ville et le Consulat général de France dans les provinces atlantiques.

Il s’agissait de son quatrième voyage dans les provinces maritimes. «Ce n’est pas parce qu’il y a Québec que le reste n’existe pas, la francophonie est très vivante ici», dit-il.

Le diplomate a tenu à rappeler les liens culturels qui unissent les francophones d’ici à ceux du vieux continent. «Les liens entre les deux pays existent, la preuve, la France est le seul pays à avoir un Consulat à Moncton! La France est un partenaire privilégié des Maritimes depuis quatre siècles, on a toujours été là.»

Les réussites de la jeunesse sont pour lui caractéristiques de la société acadienne. «C’est un signe de dynamisme et de prospérité», lance-t-il. «L’Acadie rayonne. Le mot Acadie résonne dans les oreilles françaises. Tout le monde ne connaît pas le drapeau, mais les gens savent qu’il y a des provinces maritimes jusqu’à la Louisiane un héritage qui donne naissance à de nouvelles pousses.»

L’ambassadeur a pu apprécier le caractère bilingue de la ville. «Le mélange des cultures française et anglaise est très séduisant pour le public en France». Il a notamment rencontré des expatriés français installés dans la région.

«La mobilité des jeunes Français vers le Canada est naturelle. Ça s’explique par quatre siècles d’histoire, le Canada est né en français. Il projette à l’étranger une image extraordinairement positive.»

Lors d’une entrevue, il a vanté tant la «culture de résistance» des francophones du Nouveau-Brunswick, que leur sentiment d’appartenance. «Les Acadiens doivent être fiers de ce qu’ils sont. Ce plaisir d’être ensemble, cette joie d’exprimer ce qu’ils sont fait la pertinence de leur action.»

Selon lui, la culture acadienne comme la francophonie en général doivent continuer à exister dans un monde dominé par de grandes puissances. «Qu’est-ce que l’Acadie a à dire au monde? Moi je dis que c’est quand on est petit qu’on a de la cohésion, de l’envie, qu’on peut exprimer des valeurs qui parlent à tous.»