De nouveaux locaux pour la Cour d’appel du N.-B.

La Cour d’appel du Nouveau-Brunswick à Fredericton aura droit à de nouveaux locaux en 2022.

Le gouvernement a annoncé mercredi la construction d’un nouveau palais de justice dans la capitale provinciale.

Il sera aménagé à quelques pas de l’Assemblée législative dans l’édifice du Centenaire qui était autrefois le siège de la fonction publique provinciale.

Le bâtiment de style «moderne international» de six étages construit en 1967 est vacant depuis environ deux ans et nécessite d’importantes rénovations.

Le projet d’une valeur de 76 millions $ verra notamment la démolition de la partie arrière de l’édifice pour faire place au nouveau palais de justice.

La partie avant du bâtiment qui donne sur la rue King sera préservée et rénovée pour héberger à nouveau une partie de la fonction publique.

«La rénovation de l’édifice du Centenaire et le déménagement du Palais de justice vont nous aider à éviter des coûts et à épargner de l’argent», a déclaré le premier ministre Brian Gallant en conférence de presse.

Selon le ministère des Transports et de l’Infrastructure, la construction d’un nouveau palais de justice aurait pu coûter entre 15 millions $ et 20 millions $ de plus que le réaménagement proposé.

Les travaux débuteront cet automne et se poursuivront jusqu’en 2022.

L’actuel Palais de justice de la rue Queen aménagé dans l’édifice de l’ancienne École normale construit en 1876 ne répond plus depuis longtemps aux besoins du système de justice, selon le juge en chef de la Cour d’appel, Ernest Drapeau.

«Je suis juge en chef depuis 14 ans. Je leur demande un nouveau palais de justice depuis ma nomination», a illustré lors de l’annonce le plus haut magistrat de la province.

Le caractère désuet du vieux Palais de justice ne permet pas la traduction simultanée à la Cour d’appel. Les salles d’audience de la Cour du banc de la Reine sont trop peu nombreuses et celles de la Cour provinciale sont confinées au sous-sol sans fenêtres.

«Tout le monde reconnait depuis des années que la situation sur la rue Queen est intolérable», a indiqué le juge Drapeau.

Les caractéristiques architecturales de l’édifice du Centenaire seront préservées comme son gigantesque hall principal aux murs ornés de textes historiques en lettrage de bronze. Un passage d’un discours prononcé par Pierre Armand Landry en 1881 figure notamment sur l’un de ces murs.

Les oeuvres d’art qui avaient été réalisées à l’époque par certains des artistes néo-brunswickois les plus célèbres comme Claude Roussel et Bruno Bobak seront aussi sauvegardées.

La Ville de Fredericton à l’intention de trouver de nouvelles fonctions pour l’ancien Palais de justice. Pas question de le démolir, promet le maire Mike O’Brien.

«Il n’y a aucun risque que cet édifice disparaisse, mais il pourrait changer. C’est un édifice emblématique de notre centre-ville. C’est l’occasion rêvée pour la ville de travailler avec la province pour acquérir ce bâtiment pour en faire quelque chose d’autre.»

M. O’Brien n’exclut pas la possibilité d’incorporer la structure dans les plans du nouvel amphithéâtre qui doit être construit quelques mètres plus loin au bord du fleuve Saint-Jean.