Un hôpital doit réembaucher un employé sorti de prison

Un hôpital du Nouveau-Brunswick devra réembaucher un employé de laboratoire qui avait été congédié parce qu’il n’était pas venu travailler pendant plus d’un mois.

L’employé en question, Paul Lynch, purgeait une peine d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable, pour la septième fois, de conduite avec les facultés affaiblies.

L’arbitre du travail John McEvoy a jugé que le congédiement survenu en 2015 n’était pas conforme parce que M. Lynch ne savait pas qu’il serait emprisonné et n’avait pas pu en informer ses patrons.

M. McEvoy a aussi déploré que l’hôpital ait congédié M. Lynch en lui envoyant une lettre recommandée alors qu’il était au courant des rumeurs voulant que l’employé soit en prison.

M. Lynch a travaillé au laboratoire de l’hôpital régional Docteur Everett Chalmers, à Fredericton, pendant 12 ans. Il avait déjà reçu des sanctions pour avoir bu de l’alcool sur les lieux de travail et avoir pris un congé sans autorisation.

Selon M. McEvoy, «l’employeur n’a pu donner un motif valable (justifiant) le congédiement». Il ajoute qu’il aurait été relativement facile pour l’hôpital de communiquer avec M. Lynch après que les rumeurs de son arrestation eurent commencé à circuler.

Non seulement l’hôpital doit réengager M. Lynch, mais il doit lui donner «une période d’adaptation appropriée pour qu’il puisse se familiariser de nouveau avec ses tâches».

L’arbitre a aussi estimé que les détenus devraient avoir le droit de contacter leur employeur.