Les victimes de violence familiale seront mieux protégées

Les autorités auront bientôt de nouveaux pouvoirs pour protéger les victimes de violence familiale en attendant le déroulement des procédures judiciaires.

Le projet de loi 47 déposé par le premier ministre Brian Gallant, jeudi, doit permettre l’émission «d’ordonnances d’intervention d’urgence» pour venir en aide rapidement aux victimes.

Sous le coup de ces ordonnances, les victimes pourront notamment obtenir temporairement la garde de leurs enfants ou l’usage exclusif du domicile familial.

Il sera également possible d’ordonner la saisie d’armes à feu ou l’interdiction de communiquer avec la victime.

Le projet de loi vise à rassurer les victimes de violence familiale qui hésitent à quitter leur agresseur par peur des répercussions ou en raison de la complexité et de la lenteur du système judiciaire.

« Cette loi permettra d’assurer un accès plus rapide aux recours civils pour les victimes de violence de la part d’un partenaire intime», a déclaré M. Gallant qui est également le ministre responsable de l’Égalité des femmes.

« Nous devons en faire plus pour mettre fin à la violence fondée sur le genre, la violence familiale et la violence entre partenaires intimes.»

Ces ordonnances seront délivrées par une «autorité désignée» qui n’a pas encore été identifiée par le gouvernement.

Elles donneront également aux forces policières d’intervenir là où elles ne pouvaient pas le faire auparavant.

«Il s’agit d’une autre étape pour aider à uniformiser les interventions en matière de violence entre partenaires intimes, et nous sommes fiers d’appuyer le projet de loi», a déclaré la chef de la Police de Fredericton, la Force policière de Fredericton, Leanne Fitch.

Un mécanisme de révision est prévu dans le projet de loi pour assurer que les ordonnances délivrées ont toujours leur raison d’être.

Le Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick a aussi salué le projet de loi 47.