La SANB appuie la cause des producteurs de bleuets

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) apporte son soutien aux producteurs de bleuets du Nord-Est qui réclament la mise en place d’un office régional de commercialisation.

«Je ne comprends pas et je condamne l’attitude de notre gouvernement provincial qui semble s’acharner sur nos producteurs de bleuets du nord-est», a déploré Kevin Arseneau, président de la SANB, dans un communiqué de presse publié en début de semaine.

L’Association des producteurs de bleuets sauvages du nord-est du Nouveau-Brunswick a récemment tenu un point de conférence pour dénoncer une mesure prise par le gouvernement provincial en 2013. Selon Jean-Maurice Landry, président de l’organisme, la province s’est servie d’un décret enregistré au fédéral pour décrire faussement le mandat de l’agence Bleuets NB comme étant un office de commercialisation.

D’après la Loi sur les produits naturels, le mandat de l’agence se limite à la promotion du petit fruit bleu et aux activités de recherche, a indiqué M. Landry, mais le décret permet à Bleuets NB de percevoir des primes sur le bleuet réservé au commerce interprovincial, soit la quasi-totalité des bleuets cultivés dans la province, ajoute-t-il.

L’office de mise en marché, dont la création a été approuvée par 84% des producteurs lors d’un vote en 2016, doit permettre aux producteurs de mieux s’organiser sur le terrain et de négocier les prix de vente.

Le président Kevin Arseneau demande qu’un véritable débat sur l’autosuffisance alimentaire soit lancé au sein de la communauté acadienne. Le sujet doit être abordé ce printemps par la SANB au printemps.

«En plus du manque de vision sur l’autosuffisance alimentaire de notre gouvernement, on est en droit de se questionner si celui-ci a une politique de développement économique pour les régions. La plupart du temps le rural et le nord ne font pas partie du vocabulaire de ce gouvernement.»

Des «parle-ouères» pour rencontrer le public

L’organisme acadien lance également une nouvelle initiative, les «parle-ouères», une série de rencontres informelles entre les dirigeants de la SANB et la population.

Le nom de l’activité est inspiré du mot «parloir», soit un lieu favorisant plusieurs personnes à communiquer oralement.

«La SANB a longtemps été vue comme une affaire d’élite. Il est temps de donner la parole à la population afin qu’elle puisse nous apporter des solutions aux enjeux qui la concernent», dit Kevin Arseneau, président de la SANB.

La première rencontre s’est tenu le 17 mars au Centre communautaire Sainte-Anne de Fredericton de 17h à 19h.