Décès de l’ex-maire Guy LeBlanc: «Il avait tellement d’idées»

Le bâtisseur acadien et ancien maire de Saint-Antoine, Guy LeBlanc, a rendu l’âme la semaine dernière. L’homme qui a combattu la polio à un jeune âge a joué un rôle clé dans le développement de Saint-Antoine, du patrimoine du comté de Kent et de l’éducation francophone au Nouveau-Brunswick.

Roseline Maillet se souvient de l’énergie contagieuse et de l’enthousiasme de Guy LeBlanc. De 1977 à 1978, alors qu’elle était sa maire adjointe, elle a connu un homme toujours prêt à se retrousser les manches pour l’avancement de sa communauté.

«Il avait tellement d’idées et il avait tellement d’énergie. On aurait dit qu’il avait de l’énergie pour deux personnes. Quand il te parlait, tu ne pouvais pas faire autre que t’intéresser à ses projets et partager sa vision. Il était un très bon leader.»

M. LeBlanc a joué un rôle important dans le développement de Saint-Antoine dans les années 1970. Maire de 1971 à 1978, il a mené les projets de construction de la bibliothèque municipale, de la caserne de pompiers, de l’édifice municipal et de plusieurs routes et infrastructures d’égouts, entre autres.

Il a également fait la promotion de l’histoire de sa région en tant que membre fondateur du Musée de Kent en 1982. Il a effectué un mandat à la présidence de l’Association des musées du N.-B. de 1980 à 1982, avant de fonder la Société historique de Kent, en 1997.

L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB) a rendu hommage à M. LeBlanc, lundi. L’organisme a offert ses condoléances à la famille et aux amis de M. LeBlanc, homme qu’elle a décrit comme un «bâtisseur du monde municipal, un grand Acadien et un fier Néo-Brunswickois». En 2004, elle avait remis à M. LeBlanc son Prix Louis-J.-Robichaud.

Dans un discours fait lors de la remise de prix, l’AFMNB avait souligné la détermination de M. LeBlanc, qui a combattu la polio à un jeune âge. La maladie l’a forcé de suspendre ses études un certain temps, mais grâce à sa persévérance, il a obtenu deux baccalauréats, en arts et en pédagogie, en plus d’un brevet en enseignement. Les années suivantes, il a continué de perfectionner ses connaissances en histoire, en géographie et en culture.

M. LeBlanc a enseigné dans plusieurs écoles, dont l’école Clément-Cormier de Bouctouche, de 1959 à 1994.

L’homme originaire de Kent-Sud, qui habitait à la Villa Providence de Shediac, est décédé au CHU Dr-Georges-L.-Dumont la semaine dernière, à l’âge de 77 ans.