Le cauchemar de la victime perdure

Toujours aucune arrestation dans cette histoire de vengeance pornographique à l’Université de Moncton, trois semaines après les faits (http://www.acadienouvelle.com/actualites/2017/02/26/exclusif-grave-cas-de-vengeance-pornographique-a-luniversite-de-moncton/). Si les courriels haineux envoyés aux étudiants semblent avoir cessé, le cauchemar de la victime perdure.

Son bourreau s’acharne à publier un peu partout sur le web des vidéos et des images d’elle en train d’accomplir des actes sexuels.

Il ne semble toutefois plus en mesure de publiciser ses attaques auprès des étudiants du campus. Le dixième et dernier courriel haineux à avoir été reçu par les courriels de la messagerie de l’Université de Moncton remonte au 4 mars.

L’Acadie Nouvelle rapportait plus tôt ce mois-ci que le filtre de messagerie de l’Institution acadienne avait été resserré (http://www.acadienouvelle.com/actualites/2017/03/07/vengeance-pornographique-reception-de-courriels-perturbee-a-lu-de-m/) au point de bloquer des courriels du gouvernement et d’entreprises locales.

Soit que l’effort a porté fruits, soit que le harceleur s’est incliné devant la rapidité des techniciens à effacer les messages reçus. L’Université de Moncton refuse de confirmer quoi que ce soit, prétextant que cette information relève de l’enquête des policiers.

La GRC rappelle avoir identifié un suspect, sans dévoiler quoi que ce soit sur son identité ou son emplacement, qui reste à être déterminé.

La force policière dit faire tout en son possible pour mener cette enquête à terme. Combattre la cybercriminalité nécessite une expertise particulière, explique le sergent André Pepin, du détachement Codiac.

«On a plusieurs éléments à déterminer encore, mais une chose est certaine, c’est que nos enquêteurs sont en contact avec les ressources nécessaires pour faire leur travail.»

André Pepin met en garde ceux qui entrent en contact avec les images et les vidéos intimes non consensuellement dévoilées. La propagation de ce matériel perpétue la victimisation de la jeune étudiante et les responsables pourraient être la cible d’accusation.

Chaque fois qu’elle se retrouve sur YouTube, Vimeo, ainsi que des sites pornographiques bien connus, elles récoltent quelques centaines de visionnements en quelques heures, avant d’être effacées.

«Nous demandons aux gens de nous contacter, mais de ne rien partager de ce matériel avec personne d’autre.»