La prison pour avoir fraudé une demi-douzaine de commerces

Un homme de Campbellton ayant effectué une série de fraudes à l’aide d’une carte de crédit trafiquée a été condamné à deux ans et neuf mois de prison.

Ryan Wambolt, âgé de 22 ans et originaire de la Nouvelle-Écosse, a connu une semaine passablement occupée l’été dernier alors qu’il a visité – du 23 au 27 juin – six commerces de la région dans lesquels il a réglé ses achats à l’aide d’une fausse carte bancaire.

L’individu a ainsi fraudé le dépanneur Uni-Village et les boutiques Daze, Pronature, Le Naturiste et Dover Communications. Il a notamment fait le plein de vêtements, de bijoux, d’appareils électroniques et de suppléments alimentaires. La fraude la plus importante est toutefois d’une valeur de plus de 10 500$ et a été commise à la Bijouterie Prestige de Campbellton. Le total des vols, lui, se chiffre à 23 539$.

À la suite de leur enquête, les policiers ont réussi à relier ces fraudes à l’accusé avant de procéder à son arrestation en février.

Celui-ci faisait face à une trentaine d’accusations, dont plusieurs de fraude, d’utilisation d’une carte de crédit pour commettre une fraude, de non-respect d’engagements, ainsi qu’une en lien avec la possession de substances prohibées.

L’accusé, qui a décidé de se représenter seul, a plaidé coupable aux infractions reprochées. La Couronne recommandait une peine d’emprisonnement de trois ans, et c’est pratiquement dans ce spectre que la juge Suzanne Bernard a penché.

Dans sa décision, celle-ci a tenu à spécifier que l’accusé avait fait preuve d’une grande planification afin de commettre ses méfaits. Elle a aussi souligné que ses gestes avaient causé un tort financier important à plusieurs des commerces visés, certains vols se chiffrant à plusieurs milliers de dollars). Le jeune âge de l’accusé et son plaidoyer de culpabilité ont pour leur part joué en sa faveur.

Ryan Wambolt a du coup été condamné à deux ans et 281 jours de prison (près de neuf mois) en plus de devoir soumettre un échantillon d’ADN. Une ordonnance de restitution a également été décrétée, ce qui ouvre la voie à des poursuites civiles de la part des entreprises lésées une fois la peine carcérale terminée.