Un policier tué et deux autres blessés sur les Champs-Élysées à Paris

(mis à jour 17h36)

Un policier a été tué et deux autres blessés par des coups de feu sur les Champs Élysées à Paris, ont annoncé les autorités françaises, jeudi.

Un porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet, a indiqué qu’une voiture s’était arrêtée à la hauteur d’un car de police où prenaient place plusieurs agents. Un homme en est sorti et a ouvert le feu.

Trois policiers ont été atteints, dont un a succombé à ses blessures.

M. Brandet a ajouté que l’homme avait tenté de prendre la fuite à pied et a été atteint par balle.

«Les policiers ont été délibérément pris pour cible», a déclaré M. Brandet sur les ondes de la chaîne française BFMTV.

Certains médias indiquaient qu’un deuxième assaillant pourrait être en fuite, mais ce renseignement n’a pas encore été confirmé.

La Préfecture de police de Paris a diffusé un avis par Twitter, demandant à la population d’éviter ce secteur en raison d’une «intervention de police».

Un périmètre de sécurité a été établi dans le VIIIe arrondissement. La Brigade de recherche et d’intervention (BRI) a été dépêchée sur place. Un hélicoptère de la préfecture survolait le secteur.

Le ministère de l’Intérieur a indiqué sur son compte Twitter que «des vérifications sont en cours ainsi que des opérations de déminage du véhicule de l’assaillant».

L’enquête a été confiée à la section antiterroriste de la Brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a indiqué le parquet de Paris.

L’échange de tirs est survenu en milieu de soirée, vers 21h (heure locale), près d’une succursale de la chaîne Marks and Spencer, à proximité de la place de l’Étoile, où est situé l’Arc de Triomphe. Plusieurs restaurants et boutiques de cette avenue qui attire bon nombre de touristes ont fermé leurs portes. Après avoir mis les lieux en sécurité, les policiers ont évacué les gens qui s’étaient réfugiés dans les magasins ou les restaurants des Champs-Élysées.

Cette fusillade survient alors que la population s’apprête à voter à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche.

Mardi, deux personnes soupçonnées «de vouloir commettre, de façon imminente, une action violente à la veille de l’élection présidentielle française» ont été arrêtées à Marseille, selon la déclaration du ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl.

Plus de détails à venir