L’entrepreneur Normand Verret révèle ses trucs du métier

Le récit autobiographique de l’homme d’affaires, Normand Verret, constitue un legs historique et économique pour la région d’Edmundston. Il se veut aussi un guide pratique de conseils et trucs pour les futurs entrepreneurs.

Naître entrepreneur ou le devenir? C’est à cette question que tente de répondre Normand Verret dans ce bouquin de plus de 400 pages coécrit au cours des cinq dernières années en compagnie de sa conjointe, Patricia Cormier.

«Je pense que je suis né entrepreneur. J’avais ma première petite business dès l’âge de 5 ans. Ça n’a jamais cessé depuis. J’ai toujours été un «patenteux» qui avait plein d’idées dans la tête», a lancé celui qui ne semble pas vouloir ralentir à l’âge de 81 ans.

Il explique ses débuts en affaires à l’âge de 5 ans du fait qu’il rendait service contre une rémunération à un «bootlegger» de son voisinage en capsulant les bouteilles et en allant les chercher dans une cachette au besoin.

C’est en faisant la lecture de la biographie de l’homme d’affaires et politicien de la région de Grand-Sault, Héliodore Côté, que l’idée est venue à Normand Verret de raconter son parcours dans le monde des affaires.

«C’était le premier livre que je lisais d’un bout à l’autre. Je me suis rendu compte que j’avais moi aussi une histoire à raconter et que c’était le temps de le faire pendant que j’avais encore tout ça en mémoire», a ajouté l’homme qui présente son récit dans le cadre du Salon du livre d’Edmundston.

Normand Verret est avantageusement connu pour avoir fondé la compagnie Enseignes Imperial dans un petit garage à l’arrière de sa propriété, en 1963 à Edmundston.

L’entreprise a été vendue au géant canadien Enseignes Pattison en 1991.

«Au début des années 60, c’est à partir d’un rotor pour tordre le linge d’une laveuse que j’ai confectionné ma première enseigne pivotante. Quand elle tournait, on entendait le même bruit que lors d’un lavage», a souligné celui qui a aussi été cordonnier et livreur de gaz propane avant de se lancer sa propre entreprise.

Il s’est par la suite spécialisé dans le domaine du lettrage afin de parfaire ses connaissances dans ce domaine.

Après la vente de l’entreprise, il est demeuré actif dans le secteur des affaires dans le domaine des échangeurs d’air, des enseignes lumineuses, des bacs de recyclage et le secteur immobilier. Il est le promoteur du Développement du Montagnard à Edmundston.

Normand Verret a entièrement écrit son manuscrit à la main, lequel a ensuite été retranscrit par sa conjointe Patricia Cormier.

«Souvent, il y a des jeunes qui le croisent et lui demandent des conseils en affaires. Ça devenait un angle intéressant à aborder dans le livre», a mentionné celle-ci.

Dans un chapitre de 70 pages, Normand Verret prodigue ses conseils et ses trucs pour se lancer dans le monde des affaires.

«Je dis souvent aux jeunes, si tu veux travailler huit heures par jour, ne te lance pas en affaires. Tout commence par l’attitude. Dans ce milieu-là, il faut aussi savoir se défendre car on rencontre beaucoup d’obstacles», a-t-il laissé entendre.