Un inventeur âgé de 9 ans dans la région Chaleur [vidéo]

La graine entrepreneuriale a déjà germé chez Zavier Roy, qui est âgé de 9 ans. Il a façonné un schéma pour amasser des points en jouant au bottle flip. La populaire activité consiste à lancer une bouteille d’eau en l’air en faisant en sorte qu’elle retombe droite.

L’activité existait et il l’a perfectionnée, avec sa surface de pointage.

Zavier, comme bien d’autres jeunes, a attrapé la fièvre du bottle flip. Il se divertissait ainsi un peu partout dans la maison, ce qui n’est pas forcément bon pour les planchers, surtout en bois.

Un beau jour, son père a pensé qu’il serait intéressant de pouvoir accumuler de points en y jouant et lui en a glissé un mot.

«Nous cherchions des façons de faire des collectes de fonds au hockey et j’ai pensé à cela. En rentrant, j’en ai parlé avec Zavier», relate David Roy.

L’idée n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque le garçon, qui est gardien de but au hockey mineur, a croqué sur une affiche ce que ça pourrait représenter.

«J’ai dessiné ce que je voulais avoir, en plaçant les cercles, et mon père l’a reproduit sur l’ordinateur. Maintenant, quand on joue, ça ne laisse pas de marques sur le plancher. C’est le fun de jouer à ça. C’est un passe-temps», souligne l’élève de troisième année.

Le premier qui marque 21 points remporte le défi. Pourquoi 21? Parce que c’est aussi le pointage à obtenir dans un jeu très en vogue dans les campings, les washers. D’ailleurs, père et fils ont convenu d’appeler l’œuvre, Bottle Flip 21.

Si la bouteille atterrit sur le fond, on peut récolter jusqu’à trois points et six d’un coup si c’est sur le bouchon… et la bonne case.

Zavier n’a pas voulu trop imposer de critères. Les joueurs peuvent donc adopter leurs propres règles et par exemple, accorder des points bonis si la bouteille tombe debout en la lançant pour passer la main à l’adversaire.

Imprimé localement, le Bottle Flip 21 est en vente à la boutique de cadeaux et de jouets, Aristide, au centre-ville de Bathurst.

«En premier, j’en ai vendu à toute mon équipe de hockey. Par la suite, on a pensé qu’on devrait le vendre dans une place. On est venu voir ici et Dina (la propriétaire) a dit OK. Nous en avons laissé plusieurs et là, je commence à faire de l’argent», indique en souriant le jeune garçon.

Ça tombe bien vu qu’il cherchait un moyen de se ramasser des sous pour s’équiper dans son sport.

«C’est cher l’équipement. Je pourrais mettre l’argent sur un nouveau bâton par exemple», dit celui qui rêve d’évoluer dans la Ligue nationale de hockey.

Zavier a d’autres projets en tête. Campeurs, ne soyez pas surpris de le voir cet été, accompagné de sa sœur. Ils ont l’intention de vendre des allume-feux, qu’ils ont eux-mêmes fabriqués.