George Belliveau devient un habitué des trophées

MONCTON – La FrancoFête en Acadie accorde à George Belliveau son laissez-passer pour le Yukon, l’Ouest canadien et 13 communautés des provinces de l’Atlantique.

Un mois à peine après avoir réalisé un double tour du chapeau au gala de Musique NB, l’auteur-compositeur-interprète George Belliveau fait à nouveau le plein de reconnaissance au 15e Gala de la FrancoFête en Acadie.

Le chanteur country originaire de Pré-d’en-Haut est monté à trois reprises sur la scène de la FrancoFête dimanche soir à Moncton.

Le Festival des Voyageurs de Winnipeg et le Réseau des grands espaces ont tous deux choisi d’inviter George Belliveau à participer à leurs prochaines vitrines. L’artiste sera donc du plus grand festival hivernal et francophone de l’Ouest canadien ainsi que de l’événement Contact Ouest en septembre 2012 au Yukon.

«J’apprécie beaucoup cela. J’espère que les gens de l’Ouest aiment autant le country qu’on l’entend dire. Nous allons aller voir si c’est vrai», a dit George Belliveau au moment de recevoir ses deux premiers prix.

L’invitation du Festival des Voyageurs a aussi été faite à Joseph Edgar, le jury n’arrivant pas à choisir un seul artiste acadien pour son événement.

George Belliveau a aussi su conquérir le cœur des membres du Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS). Ils lui ont accordé le prix Tournée en plein dans le mille, une série de 13 spectacles dans les provinces de l’Atlantique.

Le conteur Dominique Breau n’était pas en reste à la fin de la soirée s’étant attiré les faveurs des gens du Festival international de la chanson de Granby et des organisateurs de la prochaine édition de la Bourse Rideau.

«Ça arrive dans un bon temps pour moi. Je vais vous avouer franchement, je suis dans un domaine pas très payant, mais j’aime ça. Le prix Rideau, je l’ai souhaité depuis le temps des Frotteux de bottes (au milieu des années 1980). Là, j’ai réussi en solo, mais au moins j’ai réussi», a confié l’artiste de Tracadie-Sheila.

Le Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec a fait trois heureux lors de la soirée en choisissant les percussionnistes du groupe Triolet d’Nord à participer à leur Rencontre d’automne en octobre 2012, à Rimouski.

La pièce Peigne… était une fois mettant en vedette le comédien André Roy visitera plusieurs écoles francophones de l’Ontario en plus de participer à la vitrine Contact Ontarois en janvier 2012 grâce à la FrancoFête en Acadie.

Le gala de dimanche soir était animé par la comédienne Diane Losier et ponctué des performances des plus récents lauréats du concours Accros de la chanson, Katrine Noël et le groupe rock Catharsis.

Un franc succès

Près de 500 artistes et délégués ont participé à la 15e FrancoFête en Acadie qui a permis de découvrir ou de redécouvrir des artistes francophones de l’Atlantique, du Canada et d’ailleurs.

«La FrancoFête en Acadie 2011 a été un franc succès. La participation des délégués et du public a été plus que remarquable. Nous avons atteint nos objectifs, dont celui qui est de mettre à l’avant-plan les artistes francophones de l’Atlantique et les encourager dans leur carrière. Avec cette 15e FrancoFête, nous avons rempli notre mandat avec brio», s’est exclamée la directrice générale du Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS), Jacinthe Comeau.

Le président de l’organisme derrière la FrancoFête, Martin Théberge, a lui aussi partagé sa fierté à l’issue de cette édition.
«La FrancoFête 2011 était tout simplement géniale. Les commentaires des participants étaient plus que positifs et il est clair que RADARTS a un impact positif non seulement sur les artistes acadiens, mais sur la communauté atlantique en général», a commenté M. Théberge.

«La 15e édition s’est déroulée sur une note festive, a ajouté Mme Comeau. Maintenant, il faut examiner nos acquis et tenter d’évoluer afin de toujours être au service de la communauté culturelle des provinces atlantiques.»

«La réussite de cette année est évidemment un bon coup sur l’épaule, mais il ne faut pas s’asseoir sur nos lauriers et savoir s’adapter aux nouveaux courants, aux nouvelles tendances», a prévenu le président de RADARTS.