The Lost Fingers se préparent pour un autre concert mémorable

MONCTON – Le trio de jazz manouche The Lost Fingers, qui avait soulevé la foule l’année dernière à Moncton, est de retour au Théâtre Capitol cette semaine avec son tout nouveau spectacle.

Le guitariste Byron Mikaloff se souvient très bien de cette soirée au Capitol alors qu’une tempête de neige s’abattait sur la ville.

«Honnêtement, c’est un de nos spectacles mémorables au Canada et une des foules les plus enthousiastes qu’on a vues au pays», a déclaré le guitariste, lorsque l’Acadie Nouvelle l’a joint au téléphone vendredi.

Le trio de Québec, qui revisite des succès français et anglais du répertoire pop et rock dans un style jazz gitan fortement inspiré du guitariste Django Reinhardt, fait paraître un nouveau disque cette semaine, La Marquise.

Treize classiques de la chanson francophone, notamment de Jean Leloup, Francis Cabrel, Alain Bashung, Noir Désir et Vanessa Paradis, figurent sur ce nouvel opus.

On y retrouve, entre autres, Encore et Encore de Francis Cabrel, Alors on danse de Stromae et Voyage Voyage de Desireless.

Chaque fois, le trio essaie de donner un nouvel assaisonnement aux pièces afin qu’elles se démarquent des versions originales.

«Ce n’est pas toujours évident de trouver l’élément de surprise afin de faire une reprise originale et de déstabiliser les gens, pour ainsi donner une nouvelle personnalité à la pièce», a mentionné Byron Mikaloff.

Certaines chansons sont plus réussies que d’autres, mais une chose est certaine, ces musiciens chevronnés au talent hors du commun ne manquent pas d’imagination. En combinant chanson populaire et jazz manouche avec une touche d’humour, ils sont en quelque sorte des précurseurs comme l’a été Django Reinhardt en créant le jazz manouche.

Selon Byron Mikaloff, cette combinaison singulière contribue certainement au succès du groupe. Si certains critiques leur ont reproché parfois de faire toujours la même chose, Byron Mikaloff ne s’en formalise pas trop, en soulignant que d’autres groupes, même les plus légendaires, ont déjà reçu ce genre de commentaires.

«Quand nous avons commencé, il y a beaucoup de monde qui a dit que ça allait être la saveur du mois. Je pense que maintenant nous avons fait la preuve que nous pouvons durer», a exprimé Byron Mikaloff, soulignant que de plus en plus de groupes dans divers pays reprennent leurs chansons.

Depuis ses débuts, le groupe a fait paraître quatre albums et visité 16 pays. Un cinquième disque, qui sera constitué d’un mélange de chansons de La Marquise et de nouvelles pièces rock, sortira en France en mai. La formation travaille aussi à d’autres projets.

Avec The Lost Fingers, la création ne prend pas de pause. Les membres du groupe ont même commencé à s’attaquer au rock plus lourd, comme Metallica, Kiss, Guns N’Roses et Aerosmith.
«J’avoue que les pièces de rock soulèvent vraiment les gens parce qu’il y a un genre d’énergie dans ces chansons», a ajouté le guitariste.

À Moncton, The Lost Fingers présenteront un florilège de chansons tirées de tous leurs disques, autant en français qu’en anglais, avec quelques surprises et des incontournables comme La dame en bleu.

Le spectacle est présenté le samedi 24 mars à 20 h.