Les critiques encensent Lisa LeBlanc avec son album de musique folk-trash

 DIEPPE – À peine sorti en magasin, le premier album éponyme de Lisa LeBlanc fait des vagues. Avec son folk-trash sensible et sa franche poésie, l’artiste native de Rosaireville ne laisse personne indifférent.

D’abord, les critiques dans l’ensemble des médias sont excellentes. «C’est excitant parce que les critiques sont non seulement bonnes pour son disque, mais aussi pour son spectacle», a affirmé la gérante de Lisa LeBlanc, Carol Doucet.

On parle d’un album vibrant, rentre-dedans, drôle, intense, et ça se poursuit ainsi. Sylvain Cormier, du Devoir, a même fait mention de Janis Joplin dans son article quand il parle de sa rencontre avec la  jeune artiste acadienne de 21 ans. «Je me dis que ça devait être cette impression-là qu’avait un journaliste de San Francisco, rencontrant Janis Joplin en 1967 au début de son succès», a-t-il écrit.

Chez Bonsound Records, la maison de disque avec qui la chanteuse s’est associée, on se réjouit. Jean-Christian Aubry, de Bonsound, attribue l’engouement autour de Lisa LeBlanc à la qualité de ses chansons et de son disque, mais aussi à son authenticité. 

«C’est quelqu’un d’assez exceptionnel quand on la voit en spectacle. Elle est vraie, sincère, jeune. Généralement, les gens sont très sensibles à ça. Elle ne fait pas semblant et c’est relativement rare, quelqu’un comme ça qui vous pogne aux tripes. Ça paraît qu’elle fait de la musique pour les bonnes raisons», a déclaré Jean-Christian Aubry.

Le vidéoclip de sa chanson Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde, compte déjà plus de 50 000 visionnements sur YouTube depuis sa sortie. M. Aubry admet que c’est remarquable pour un premier album. Le disque s’est aussi hissé au sommet des ventes sur iTunes, lundi. 

L’engouement médiatique est tel que Lisa LeBlanc a au moins deux à trois activités de promotion par jour. Carol Doucet compare l’agenda de l’artiste à celui d’un ministre. D’après celle qui œuvre dans le milieu culturel depuis de nombreuses années, cet enthousiasme pour un artiste de l’Acadie est peu commun.

«Je n’ai jamais vu un engouement comme ça pour un artiste acadien. Je m’attendais à ce que ça marche bien, mais c’est au-delà de toutes nos espérances. Elle est tellement unique et les gens apprécient ça. Elle n’essaie pas d’être quelqu’un d’autre», a exprimé Mme Doucet.

Jean-Christian Aubry précise que ce qui est exceptionnel avec Lisa LeBlanc, c’est la largeur du spectre médiatique. Tout le monde s’intéresse à elle et la trouve charmante. 

«Il y a beaucoup d’albums qui sont très bons et qui ont de bonnes critiques, mais parfois les gens ne s’y intéressent pas pour plein de raisons. Dans le cas de Lisa, il y a un genre de buzz qui est assez large, qui va des médias très à gauche jusqu’à des médias plus grand public. Pour un premier album, c’est assez rare que ça se produise», a-t-il ajouté. 

Le disque de Lisa LeBlanc sort en magasin mardi et le premier lancement se tiendra mercredi au Lion d’Or à Montréal, une salle de 400 places. En voyant l’enthousiasme que la jeune auteure-compositrice-interprète suscite, Carol Doucet admet qu’ils craignent de manquer d’espace. Lisa LeBlanc donnera un spectacle complet inspiré de son premier disque qui, rappelons-le, a été réalisé par Louis-Jean Cormier, du groupe Karkwa. Des lancements sont aussi prévus à Caraquet, le 8 avril et à Moncton, le 10 avril.