Les bons coups en littérature jeunesse

Après avoir connu une année anniversaire riche en voyage et en reconnaissance, Bouton d’or Acadie envisage de faire paraître près de 13 nouveautés en 2017, dont quelques titres très attendus. Michel Thériault, Diane Carmel Léger et Denis M. Boucher figurent parmi les auteurs de la prochaine année.

Si le milieu de la littérature jeunesse s’avère de plus en plus compétitif, la seule maison d’édition jeunesse francophone du Nouveau-Brunswick réussit tout de même à tirer son épingle du jeu.

Primé aux Éloizes en 2016, l’éditeur acadien – qui a célébré ses 20 ans en 2016 – a obtenu aussi une reconnaissance au Salon du livre de Montréal.

Certains de ses ouvrages comme Mémère Soleil, Nannie Lune de Diane Carmel Léger, Une étoile sur la dune de Danielle Loranger, Le Colosse des neiges de Denis M. Boucher, Marcher dans le ciel de Sonia Cotten, Une âme suffit d’Arianne Gagnon-Roy, Le trésor de Memramcook, de Dominic Langlois et Jean-le-Chasseur et les chiens de Barry Jean Ancelet se retrouvent dans des sélections et des palmarès littéraires à travers le pays.

À lui seul, Le pêcheur et le renard a été choisi par trois organismes, dont la sélection Communication-Jeunesse 2016. Ce conte de Marianne Dumas domine les ventes des nouveautés 2016 de la maison d’édition, suivi de très près par Zim s’imagine de Joanie Duguay et Natasha Pilotte.

La directrice de Bouton d’or Acadie, Marie Cadieux, estime que le coup marquant de l’année a certainement été la réimpression des six livres de la collection Wabanaki avec une nouvelle page couverture. Cette collection liée aux Premières nations a été distribuée dans les classes francophones de la 1re à la 6e année avec un cahier d’accompagnement, grâce à l’engagement du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick.

Bouton d’or Acadie a beaucoup voyagé en 2016, en participant à tous les salons du livre des Provinces maritimes, à ceux de Montréal, de l’Outaouais, de Toronto et de Paris. L’entreprise a également participé à des événements en Louisiane et à Lorient en Bretagne.

«Quand on a l’occasion de parler de nos livres, ils sont très bien reçus. C’est sûr que dans un grand salon comme Montréal et Paris, il y a une telle foison de livres, ce n’est pas facile de percer dans tout ça. C’est clair qu’il ne faut pas aller au Salon du livre de Montréal en espérant avoir un succès et des filées devant nos comptoirs de signature. C’est un salon qui est couru pour certaines personnalités. On est plus là pour affirmer la présence acadienne et canadienne-française», a déclaré Marie Cadieux qui est aussi présidente du Regroupement des éditeurs canadiens-français. Elle maintient que les grands salons et certains petits salons ont besoin de repenser leur formule afin d’être plus à l’écoute des petits éditeurs.

Après avoir orienté ses activités autour du 20e anniversaire l’an dernier, ce sera l’amour sous toutes ses facettes qui colorera la prochaine année.

Parmi les titres très attendus en 2017, figure, entre autres, la réédition revisitée du premier roman de Denis M. Boucher, Le monstre du Lac Baker. Cette fois-ci, il est illustré par Paul Roux.

Dans cette récolte 2017, arrivera aussi le nouveau livre de Diane Carmel Léger qui sera illustré par Raynald Basque. Il s’agit d’un guide touristique et historique sur l’Acadie destiné aux familles. L’Acadie en baratte raconte l’histoire d’un petit garçon de Montréal qui est accueilli par sa grand-mère à Moncton. Ils partent faire le tour de l’Acadie à bord d’une fourgonnette plutôt spéciale.

Un récit portant sur une histoire d’amour entre deux hommes intitulé Ils sont…, de l’auteur-compositeur-interprète Michel Thériault, illustré par Magalie Ben, sera publié pour la Saint-Valentin. Enfin le livre Les mathémagiciens de Donald Violette est attendu au printemps.