Ariane Mallet danse avec les Grands Ballets Canadiens de Montréal

Ariane Mallet n’a que 13 ans et elle peut déjà se vanter d’avoir dansé sur l’une des scènes les plus prestigieuses du Québec. La jeune artiste de la danse de Shediac a joué dans le célèbre spectacle Casse-Noisette des Grands Ballets Canadiens à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts à Montréal.

Cette jeune passionnée de la danse étudie à l’École supérieure de ballet du Québec depuis septembre. L’école est associée aux Grands Ballets; deux institutions fondées par Ludmilla Chiriaeff. Ariane Mallet qui a commencé à étudier la danse à l’âge de 4 ans à l’École Karma à Shediac pour ensuite poursuivre sa formation à l’École DansEncorps de Moncton ne pensait jamais se retrouver un jour sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier devant une foule de près de 3000 personnes dans une production d’envergure comme Casse-Noisette. Le spectacle rassemble environ 150 danseurs.

Les Grands Ballets Canadiens présentent ce classique du temps des fêtes depuis plus d’un demi-siècle. En montant sur scène, la jeune Acadienne s’est même demandé si tout cela était bien réel, surtout en pensant à la longue liste d’artistes de renom qui se sont produits dans cette salle. «Un véritable rêve!», s’est-elle exclamée.

«J’ai décidé de faire l’audition pour voir comment ça fonctionne dans une compagnie professionnelle. Ç’a été une bonne expérience parce que j’ai pu voir comment les choses se déroulent dans le monde professionnel, en arrière-scène et dans les studios. C’était exigeant parce qu’il y avait beaucoup de répétitions et mon horaire était très chargé, mais j’ai réussi à le faire», a raconté Ariane Mallet qui a incarné le rôle de l’un des anges qui accompagnent la Fée dragée (danseuse principale de Casse-Noisette) au début du deuxième acte. Ils ont répété pendant deux mois.

«C’était un long processus pour un petit rôle. Je ne m’attendais pas à autant. Il faut travailler avec les gens de la compagnie et des fois, seule», a poursuivi la danseuse qui a dû passer des auditions pour obtenir ce rôle très sélectif.

Inscrite en 2e secondaire (équivalent de la 8e année au Nouveau-Brunswick) à l’École supérieure de ballet du Québec, Ariane Mallet étudie la danse durant la matinée, tout en recevant une formation générale en après-midi. Elle a été acceptée à l’École supérieure après avoir traversé une série d’auditions. Elle était déterminée. À 13 ans, elle a quitté la maison à Shediac pour s’établir à Montréal afin d’étudier la danse. Elle est la seule du Nouveau-Brunswick à avoir été admise cette année.

«C’est une fille extrêmement positive, c’est un moteur pour la classe. Elle s’est adaptée de façon incroyable et elle s’est très vite acclimatée et on voit qu’elle aime danser et puis elle est très soucieuse de s’améliorer. Elle prend toutes les corrections qu’on lui donne. C’est vraiment une perle dans la classe. Je suis contente de l’avoir comme élève. Elle a de grands atouts pour la danse. Elle a un très beau physique, elle est très expressive, sensible et elle a un côté créatif fort à mon avis. J’admire beaucoup sa force», a commenté sa professeure Anne Dryburgh, soulignant du même coup sa grande maturité.

Ayant réussi ses examens de ballet, elle pourra poursuivre ses études à l’École supérieure pour une autre année. Les élèves sont évalués chaque année. Celle qui envisage de devenir une artiste de la danse professionnelle demeure avec sa sœur aînée à Montréal qui a entrepris des études universitaires. Sa famille habite toujours à Shediac.

Casse-Noisette a été à l’affiche de la Place des Arts du 10 au 30 décembre. Une émission spéciale sur le spectacle Casse-Noisette des Grands Ballets est présentée sur ARTV dimanche à 20h. Cette émission qui a aussi été diffusée sur Ici Radio-Canada vendredi met à l’honneur les danseurs, dont Ariane Mallet.