De meilleures redevances pour les créateurs de musique

De nouvelles mesures apportées au programme des auteurs et compositeurs de Musicaction entraîneront une hausse des sommes versées aux créateurs de musiques à compter du 1er avril. Le directeur de Musique NB, Jean Surette, salue ces changements.

Dorénavant, la somme maximale par projet pour tout auteur ou compositeur ayant participé à la production d’un album financé par Musicaction passera de 2000$ à 4000$.

Le montant par chanson ou composition originale pour toute œuvre minimale de 60 secondes reproduite pour la première fois sur un support commercialisé passera de 800$ à 900$.

Les sommes n’avaient pas été révisées depuis très longtemps, a fait savoir Jean Surette qui a siégé au comité de révision des programmes de Musicaction.

Depuis 30 ans, cette agence sans but lucratif supporte financièrement la production et la commercialisation des albums francophones au pays.

Jean Surette souligne que les auteurs-compositeurs constituent la matière première de l’enregistrement sonore et il est important qu’ils soient bien rémunérés.

«À la base, Musicaction existe à cause des auteurs-compositeurs. Les producteurs qui représentent les artistes sont là à cause qu’il y a des gens qui composent de la musique», a exprimé M. Surette, rappelant que ces artistes vivent souvent près du seuil de la pauvreté.

Lorsque Musicaction approuve le financement de l’enregistrement d’un disque et octroie une subvention à un artiste et son équipe, les auteurs et les compositeurs ayant collaboré au projet peuvent aussi recevoir des cachets pourvu qu’ils soient inscrits sur la liste des crédits. Il s’agit d’un modèle unique au pays. Jean Surette mentionne que ces mesures représentent tout de même des petits montants pour les créateurs de musique.

«Un artiste ne va pas produire un album chaque année et son projet n’est pas nécessairement accepté à chaque fois. C’est un petit montant qui aide sur le moment, puisque c’est quelques centaines de dollars de plus quand il reçoit le chèque, mais est-ce que ça va permettre aux artistes de mieux vivre? Probablement pas. Après que l’album est produit, c’est là que l’artiste et son équipe ont besoin de travailler fort pour faire que ces chansons-là aient une vie qui va plus loin que le lancement et qu’une petite tournée», a conclu Jean Surette.