La ville de Miramichi entre dans la danse

Pour son 5e rendez-vous, le Festival de danse de Miramichi propose du 18 au 24 mars deux grands spectacles autour de l’éveil des sens et du rêve, en plus d’offrir une série d’ateliers donnés par des chorégraphes professionnels.

Animée par ses coups de cœur, la directrice du développement culturel au Carrefour communautaire Beausoleil, Line Thibodeau, a conçu une programmation qui met en lumière différentes facettes de la danse contemporaine. Le festival accueille la compagnie Le fils d’Adrien danse de Montréal et son spectacle L’Éveil. Cette œuvre du chorégraphe Harold Rhéaume célèbre toutes les premières fois de nos vies. C’est construit comme des cartes postales, des instants de vie ayant l’adolescence comme point d’ancrage. Ce spectacle met en vedette six interprètes, dont Jean-François Duke, un danseur professionnel originaire de Saint-Sauveur près de Bathurst qui fait maintenant carrière en danse au Québec.

Jean-François Duke – Gracieuseté

«L’an dernier, Jean-François Duke est venu faire une présentation à la FrancoFête et il m’a charmé avec son projet et sa démarche artistique. On n’a pas beaucoup de danseurs professionnels au Nouveau-Brunswick, surtout des garçons. Lui, il a commencé en suivant des cours de danse avec une troupe locale dans sa petite municipalité et il a décidé de suivre sa passion. Ça fait une douzaine d’années qu’il n’a pas dansé professionnellement au Nouveau-Brunswick et il est très reconnaissant de pouvoir revenir dans sa province natale», a expliqué Mme Thibodeau qui parle d’une production de haut calibre. Ce spectacle qui a aussi été présenté en France fait un pont entre le théâtre et la danse, en réunissant trois comédiens et trois danseurs.

Le spectacle Les billes de la compagnie Les billes de Tara Luz danse est à l’affiche du Festival de danse de Miramichi. – Gracieuseté

Le programme comprend également une œuvre pour la famille. La troupe Tara Luz danse d’Ottawa présentera Les billes, une pièce chorégraphiée par Anik Bouvrette. Remplie de lumière, cette œuvre interprétée par quatre danseurs s’inspire du rêve. Le spectacle explore les formes rondes comme les billes, les cerceaux lumineux et la gomme balloune. Line Thibodeau rappelle que rares sont les œuvres en danse pour jeune public. Elle est très heureuse de pouvoir offrir ce genre de spectacle cette année.

Les chorégraphes et les danseurs des deux compagnies offriront des ateliers de formation. Les organisateurs ont aussi développé une collaboration avec les troupes et les écoles de danse de la région de Miramichi. D’ailleurs deux troupes locales assureront les premières parties des spectacles. Créé il y a cinq ans, le Festival de danse vise aussi à rapprocher les deux communautés linguistiques de la région. Line Thibodeau rappelle que toutes les activités sont bilingues.

«Le Carrefour Beausoleil est souvent vu comme un centre pour les francophones, mais nous voulons ouvrir la porte à tout le monde et être inclusifs. Quand on choisit des productions, on s’assure qu’il y ait des membres des compagnies qui sont bilingues», a-t-elle ajouté.

Celle-ci constate que le public est de plus en plus au rendez-vous, bien qu’elle estime qu’il n’y a rien d’acquis. Tout dépend de la programmation. Le spectacle L’Éveil est présenté le 19 mars à 14h, tandis que Les billes de Tara Luz danse est à l’affiche du festival le 24 mars à 18h30. Tous les spectacles ont lieu au Théâtre Gilles Laplante du Carrefour Beausoleil et ils seront suivis d’un échange avec les artistes.