Brian Gallant dans la ligne de mire

Le ministre responsable de Service Nouveau-Brunswick, Ed Doherty, n’était pas peu fier d’annoncer en mai 2015 par voie de communiqué l’acquisition d’un logiciel spécialisé permettant de fournir des images haute résolution des biens fonciers. Le ministre déclarait ce qui suit : «Nous avons écouté les Néo-Brunswickois, et nous reconnaissons que nous avons besoin d’un système d’évaluation foncière plus équitable, transparent et prévisible.»

Le communiqué du ministre ajoutait que «la méthode de l’examen de la documentation devrait être adoptée cet été, juste à temps pour la préparation de l’assiette fiscale de 2016.» On connaît la suite. Un fonctionnaire de Service NB a décidé de dévoiler à la CBC le trucage des évaluations foncières qui a affecté des milliers de contribuables.

Qui est responsable de ce scandale? Le premier ministre Gallant estime que son ministre n’a commis aucune faute. Les fonctionnaires auraient-ils à l’insu du ministre concocté la manipulation des évaluations foncières? On sait que le directeur du cabinet du premier ministre, Jordan O`Brien, a eu des discussions avec des fonctionnaires de Service NB au sujet du calendrier de mise en service du nouveau logiciel. Brian Gallant aurait-il demandé que les changements à l’évaluation foncière soient accélérés? Des révélations de la CBC le laisseraient croire.

Dans notre système parlementaire, c’est le ministre qui est le chef du ministère. Les fonctionnaires agissent sous ses ordres et c’est le ministre qui est le décideur légal. Le principe de la responsabilité ministérielle veut que ce soit le ministre lui-même qui doit rendre des comptes sur la gestion de son ministère.

Lorsque le ministre Doherty a été interpellé à l’Assemblée législative par l’opposition au sujet du scandale de l’évaluation foncière, c’est le ministre Serge Rousselle, nullement responsable de Service NB, qui a répondu à la plupart des questions. Pourquoi?

Il est évident que le ministre Doherty est dépassé par les événements et qu’il devrait être relevé de ses fonctions. À moins que le premier ministre Gallant n’ait lui-même contourné l’autorité légale, son ministre, pour s’immiscer dans les affaires de son ministère.

Une affaire à suivre!