Une solution purement Nouveau-Brunswick

Il est rarement facile de trouver des solutions créatives et avantageuses à des problèmes complexes. Le besoin de main-d’œuvre dans nos usines de transformation de poisson, en voilà un problème de taille!

De temps à autre, des chefs de file nous incitent à «penser en dehors de la boîte», comme le veut l’expression anglaise ou, comme on le dit en français, à sortir des sentiers battus. Voici donc une tentative de ce côté, en ce qui a trait à cette main-d’œuvre manquante dans les usines d’apprêtage.

Pourquoi n’inciterait-on pas les étudiants et les étudiantes du niveau postsecondaire à travailler dans nos usines de pêche pendant un certain nombre de semaines ou de mois, en échange d’un salaire adéquat et/ou d’un rabais significatif sur leurs frais de scolarité dans les institutions du Nouveau-Brunswick? Au lieu de faire un service militaire, faire sa part en usine de pêche, genre.

Je lis depuis des semaines les avis d’embauche que publient les usines de poisson du nord et du sud de la province et, ma foi, je suis presque tentée d’aller y travailler moi-même. Il y a quelque chose de sain à faire un travail manuel et quelque chose de méditatif à faire un travail répétitif, une dimension reposante pour l’âme. Il y a aussi à y acquérir, je le pense sincèrement, un complément d’éducation.

Il serait facile d’opposer toutes sortes de raisons à une telle démarche. Qui voudra se bôdrer de mettre sur pied ce genre de programme? Mais dites-moi, qu’aurions-nous à perdre de l’essayer, même à échelle réduite, dans un premier temps?

De plus, étant donné que l’on ne peut pas prévoir dans quel sens les choses vont évoluer avant de se retrousser les manches et de tenter l’expérience, je gage que l’expérience vaudra son pesant d’or d’une manière tout à fait inattendue.

Est-ce que je parle à travers de mon chapeau? Y a-t-il déjà un nombre important d’étudiants et d’étudiantes qui travaillent dans nos usines de poisson, comme il y en a qui travaillent à planter des arbres pour l’industrie forestière?

Mais vite, le temps presse, non?