Membre du groupe Acadie Média|Dimanche 20 avril 2014
Vous êtes ici: Accueil » Économie » L’économie du N.-B. prendra du mieux en 2012 et en 2013

L’économie du N.-B. prendra du mieux en 2012 et en 2013 

travail_soudeur_0

TORONTO – Les économies canadienne et néo-brunswickoise devraient reprendre de la vigueur au cours de l’année 2012. C’est ce que révèlent les plus récentes perspectives économiques que Recherche économique RBC a publiées mardi.

Le taux de croissance de l’économie néo-brunswickoise devrait s’établir à 1,6 % en 2012 et à 2,1 % en 2013. Il s’agit d’une augmentation appréciable par rapport au faible 0,7 % affiché en 2011.

La croissance n’atteindra toutefois pas le niveau de 2010, alors que le PIB avait augmenté de 3,1 %.

Au pays, le PIB réel devrait progresser de 2,6 % en 2012 et en 2013. C’est évidemment dans l’Ouest où la croissance sera la plus appréciable avec des hausses anticipées de 4,6 % en Saskatchewan et de 3,9 % en Alberta.

RBC explique que «l’augmentation de la croissance aux États-Unis, des investissements privés et des dépenses de consommation générera des avantages qui contrebalanceront les effets du resserrement dans le secteur public» au Nouveau-Brunswick.

L’organisme croit également que les retombées économiques favorables de l’important contrat de construction navale obtenu par la Nouvelle-Écosse commenceront à se faire sentir en 2013.

RBC prévoit de plus que les exportations nettes de produits énergétiques (qui constituent les principales marchandises d’exportation de la province) grimperont cette année, car les travaux de maintenance de raffineries qui ont contribué au recul des exportations l’an dernier sont maintenant terminés.

Autre facteur positif, d’après l’enquête de Statistique Canada sur les intentions d’investissement privé et public, le secteur privé prévoit accroître de 3,5 % ses investissements dans la province en 2012, une première depuis 2008. Cette hausse compensera largement la baisse des investissements publics prévue, qui est de 0,9 %.

Tous ces facteurs devraient faire en sorte que la situation de l’emploi s’améliorera grandement au N.-B. Après des chutes de 1 % en 2010 et de 1,1 % en 2011, RBC prévoit des augmentations de 0,7 et de 1 % en 2012 et en 2013.

Cela aura un impact positif sur le taux de chômage, qui devrait atteindre son taux le plus bas en quatre ans en 2013, à 8,9 %. Il a été de 9,5 % en 2011.

L’indice des prix à la consommation devrait pour sa part se stabiliser après une importante hausse en 2011 (alors qu’il est passé de 2,1 à 3,5 % en 12 mois). RBC prévoit que l’indice sera de 2 % en 2012 et de 2,1 % en 2013.

Tout n’est cependant pas rose. RBC note que «compte tenu de l’apport relativement important de l’État à l’activité économique du N.-B. (36,1 % du PIB contre 26,0 % à l’échelle nationale en 2010) et du déficit considérable par rapport au PIB de la province, le resserrement budgétaire aura une plus grande incidence négative sur l’activité économique que dans la plupart des autres provinces, à la fois en 2012 et en 2013».

D’autre part, la fermeture de la mine Brunswick de Xstrata, prévue pour mars 2013 dans la région Chaleur, nuira à la production minière. La perte d’environ 800 emplois associés à la mine exercera aussi des pressions sur la situation de l’emploi, qui venait d’afficher une amélioration après deux ans de repli.