Épicerie de quartier à Saint-Basile: un rêve devenu réalité

SAINT-BASILE – Malgré la présence de grosses chaînes d’alimentation dans la région, les frères Luc et Charles Gagné foncent et réalisent un rêve en ouvrant une épicerie de quartier à Saint-Basile.

Les deux frangins ont une longue expérience dans le domaine de l’alimentation. Luc cumule près de 20 ans d’expérience auprès des magasins à grande surface tandis que Charles est boucher depuis une dizaine d’années.
Ils n’en seront pas à leurs premières armes comme exploitants puisqu’en 2003, ils ont loué La Petite Provence, sur le chemin Mgr Lang. Selon eux, l’ouverture de l’Épicerie Gagné vient combler un besoin dans la localité de Saint-Basile.
«Pour nous, c’est un rêve qui se concrétise. J’ai eu beau travailler ailleurs dans ce domaine, mais j’avais toujours en tête d’avoir ma propre épicerie. Si on n’y voit que du négatif, on ne se lancera jamais dans rien. Nous avons quitté nos emplois respectifs et nous avons décidé de foncer», a dit l’aîné Luc, 39 ans. «Nous avons en quelque sorte créé nos emplois à notre goût», a enchaîné Charles, 30 ans.
La localité de Saint-Basile ne possédait plus d’épicerie de quartier depuis quelques années. Elle a été aménagée dans un ancien dépanneur sur la rue Principale. L’espace a été agrandi en éliminant les loyers qu’abritait aussi l’édifice dont le duo a fait l’acquisition.
«Les gens nous disaient que nous étions ceux qui pouvaient leur redonner un tel service», a continué Luc Gagné.
L’épicerie achètera sa marchandise du géant Loblaw.
«Cela nous permet d’offrir les mêmes prix que les grosses chaînes», a précisé Charles Gagné. «Nous sommes chez nous dans ce magasin, ça fait une différence. Nous aurons leurs produits, mais nous sommes entièrement indépendants dans la manière d’organiser les choses à l’intérieur de l’épicerie», a poursuivi Luc Gagné.
Comme ils sont tous les deux originaires de Saint-Basile, ils ont salué un à un par leur nom les différents clients qui se sont amenés durant la présence du représentant du journal, mercredi midi.
«Ça fait partie du service, c’est ce que les gens recherchent. Lorsque je travaillais dans un magasin à grande surface, j’avais une douzaine de rangées à m’occuper, je n’avais pas beaucoup de temps pour les clients. Mais ici, je l’aurai. C’est un retour aux sources que l’on sent de plus en plus chez les consommateurs», a souligné Luc Gagné.
Cette entreprise risque de devenir une affaire de famille. Outre leurs conjointes qui leur donneront un coup de main, leurs enfants veulent aussi mettre la main à la pâte.
«Mon petit bonhomme va commencer à faire des brochettes en fin de semaine», a lancé fièrement Charles Gagné.