L’accès à une main-d’oeuvre qualifiée continue d’être un défi

GRAND-SAULT – L’accès à une main-d’oeuvre qualifiée demeurera le principal cheval de bataille du Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) en 2012.

Les membres du principal regroupement d’affaires francophone des provinces de l’Atlantique étaient réunis en assemblée générale annuelle, samedi, à Grand-Sault.

Les femmes et les hommes d’affaires du Nouveau-Brunswick ont profité de l’occasion pour faire le bilan de leurs activités durant l’année 2011 et pour discuter de leurs orientations pour 2012.

L’an dernier, le CÉNB a consacré ses efforts «à sensibiliser les élus, les entreprises et le grand public à l’importance de la formation et de l’apprentissage, de la qualification et de l’acquisition de compétences», a relaté dans son rapport annuel la présidente de l’organisme, Lori-Ann Cyr.

L’accès et la formation de la main-d’oeuvre «représentent l’un des plus grands défis de notre économie, et la communauté d’affaires francophone de la province n’en est pas épargnée. En fait, cette question monopolise le numéro un des principales préoccupations des membres depuis les sept dernières années», a rappelé Mme Cyr.

En mars 2012, le Conseil économique a organisé une série de consultations qui ont permis aux entrepreneurs francophones de discuter des finances de la province et du secteur de la recherche et du développement en plus de l’accès à la main-d’oeuvre.

Selon la directrice générale du CÉNB, Anne Hébert, un rapport contenant des recommandations «sur les actions les plus pertinentes à entreprendre ou à poursuivre afin de relever ces défis» sera publié ce printemps.

Devant «la pénurie de travailleurs qualifiés» à laquelle fait face la province, Lori-Ann Cyr affirme d’ores et déjà que «l’embauche de nouveaux arrivants est une piste de solution incontournable pour notre prospérité économique».

Le Conseil économique travaille notamment avec le Comité directeur sur l’immigration francophone de la Société de l’Acadie du N.-B. et le Conseil consultatif du Secrétariat sur la croissance démographique afin de favoriser l’arrivée de nouveaux travailleurs.

«Nous devons briser les barrières, accroître nos niveaux de formation et ne plus accepter les résultats d’un si grand taux d’analphabétisme. Nos entreprises actuelles et celles qui sont susceptibles de venir s’établir chez nous basent leurs décisions en fonction de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et compétente», a affirmé la présidente lors de son discours annuel.
Sur une autre note, Mme Cyr a réitéré devant ses membres sa demande au gouvernement afin qu’il présente «sa vision du développement provincial».

«Nous attendons avec impatience le moment où elle sera rendue publique et nous espérons qu’elle intègre le développement des régions, tout en reconnaissant leur réalité.»

«Le CÉNB s’est prononcé avec optimisme envers le Fonds de développement économique et d’innovation pour le Nord en octobre 2011, (mais) nous demeurons convaincus que le succès du fonds dépend d’un Plan pour le Nord», a indiqué la présidente.

À son poste depuis l’an dernier, Mme Cyr a félicité son prédécesseur, Valdo Grandmaison, pour «avoir mené avec brio plusieurs dossiers» durant son mandat.

Le nouveau conseil d’administration du CÉNB est formé de Louise Robichaud (1re vice-présidente), Patrick Albert (2e vice-président) et Gilles Lanteigne (secrétaire-trésorier) en plus de Lori-Ann Cyr.

La prochaine assemblée générale annuelle du Conseil économique aura lieu à Bathurst.