Chômage: le N.-B. perd 5700 emplois en mars

FREDERICTON – Le Nouveau-Brunswick a perdu 5700 emplois au mois de mars, et le taux de chômage a augmenté d’un dixième de point pour se fixer à 10,2 %. Par comparaison, dans l’ensemble du pays, 82 000 emplois ont été créés en mars, essentiellement dans le travail à temps plein. Cette augmentation a permis une baisse de deux dixièmes de point du taux de chômage national, qui s’établit à 7,2 % pour mars 2012.

Les parlementaires néo-brunswickois n’ont pas tardé à réagir, jeudi, après la publication de ces données. Pour le ministre du Développement économique, Paul Robichaud, il faut regarder ces chiffres en tenant compte du contexte régional.
«Ce n’est pas très réjouissant de voir le taux de chômage augmenter. Mais cette situation n’est pas unique au Nouveau-Brunswick. On la retrouve dans toutes les provinces du Canada atlantique. Le taux de chômage a augmenté à 13 % à Terre-Neuve-et-Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard est à 11,8 %, la Nouvelle-Écosse est à 8,3 % et le Nouveau-Brunswick est à 10,2 %. Donc ce n’est pas unique à notre province», a commenté M. Robichaud.
«Bien sûr, nous ne nous réjouissons pas de cette situation», s’est-il empressé d’ajouter. «Nous voulons diversifier notre économie, nous voulons cesser d’être aussi dépendants que nous le sommes du marché américain et trouver de nouveaux marchés notamment dans les pays émergents», a-t-il précisé.
Le ministre a aussi fait référence à l’importance de mettre l’accent sur la recherche et le développement qui sont selon lui de bons outils de diversification économique.
«Les provinces qui semblent le mieux se sortir d’affaires dans cette période d’instabilité économique, ce sont celles qui réussissent à exploiter leurs ressources naturelles. Lorsque vous regardez les provinces de l’Ouest, on est dans l’industrie pétrolière, on est dans l’industrie du gaz naturel», a-t-il souligné.
Il croit que la province doit se résoudre à examiner le potentiel que représente le gaz naturel, ce qui inclue le gaz de schiste dans le langage gouvernemental de l’heure.
Le critique libéral en matière d’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Chris Collins, croit pour sa part que les plus récentes données sur l’emploi publiées par Statistique Canada sont alarmantes.
«En un mois, 5700 emplois perdus et l’on voit une diminution équivalente de la main-d’œuvre. C’est un nombre critique parce que nous avons besoin de voir ces gens payer des taxes et des impôts afin de maintenir les services nécessaires à la province», a déclaré le député de Moncton-Est.
Il reproche au gouvernement actuel de n’avoir pas pris les mesures qui s’imposent pour redresser la situation.
«Ils ont été incompétents dans ce dossier. Nous ne cessons de voir des emplois disparaître au Nouveau-Brunswick. Ce gouvernement doit cesser de parler de ce qu’il a l’intention de faire et doit commencer à obtenir des résultats», a soutenu M. Collins.