Les villes du Grand Moncton invitées à mieux travailler ensemble

La communauté d’affaires et la classe politique du Grand Moncton se sont réunies vendredi matin au Casino NB afin de planifier l’avenir de la région.

Ce qui devait être un déjeuner intime d’une centaine de personnes est devenu un événement auquel plus de 350 personnes ont participé vendredi matin à Moncton.

Pendant près de deux heures, les participants ont abordé les grands défis et les occasions économiques qui caractériseront la région au cours des 25 prochaines années.

Deux grands axes sont ressortis de la conférence, soit l’importance d’une collaboration entre les municipalités et de la rétention de jeune talent dans la région.

Comme l’explique l’un des conférenciers, tous seront perdants si les villes du Canada atlantique se font concurrence entre elles.

«Je vous encourage à chercher de plus en plus de façon pour que Moncton, Dieppe et Riverview puissent travailler ensemble. Dans une optique plus large, cherchez de quelle façon Moncton, Riverview et Dieppe peuvent travailler avec Fredericton, d’autres villes du Nouveau-Brunswick et avec d’autres villes du Canada atlantique», a affirmé Ron Hanlon, président-directeur général du Halifax Partnership, l’organisme de développement économique de la ville.

«Nous ne sommes pas en compétition avec des villes de notre région. Nous le sommes avec celles du monde entier», a-t-il ajouté.

Stephen Lund, conférencier et directeur général d’Opportunités NB, s’est attaqué entre autres à la problématique de la pénurie de la main-d’oeuvre.

«Nous devons préparer la main d’oeuvre de demain, et pas celle d’hier. Pourquoi avons-nous un taux de chômage de 10%, et 3000 emplois vacants? Pourquoi, par exemple, avons-nous 1000 personnes qui se promènent avec des diplômes en enseignement, mais que nous ne pouvons pas trouver de spécialistes et des technologies de l’information?»

Mike Timani, membre d’un panel sur l’avenir de la région et propriétaire de Fancy Pokket, avance que la solution à la pénurie de la main-d’oeuvre passe par l’immigration.

«Nous nous attendons qu’au cours des 10 prochaines années, il y aura 100 000 retraites (au Nouveau-Brunswick), et nous estimons qu’il y aura un manque à gagner de 40 000 employés. Nous parlons d’économie et de croissance de la population… sans l’immigration, nous n’y arriverons jamais.»

Pour sa part, le Dr Rodney Ouellette, membre du panel et président et directeur scientifique de l’Institut atlantique de recherche sur le cancer, a demandé aux décideurs de prendre des décisions stratégiques – et parfois difficiles – afin d’attirer les jeunes professionnels.

«Si on veut continuer à croître, il va falloir faire des choix difficiles et stratégiques, particulièrement dans l’éducation postsecondaire, de la formation et de la recherche. Nous devons lutter contre notre tendance naturelle d’être tout pour tout le monde. Si nous voulons vraiment avoir du succès, nous devrons nous spécialiser dans certains domaines.»

«Je suis toujours étonné par le nombre de Néo-Brunswickois que je rencontre à l’étranger qui font de grandes choses. La raison est que, quand ils voulaient être parmi les meilleurs du monde dans leur domaine, ils ont été obligés d’aller à l’extérieur.»
Le prochain déjeuner sur la croissance organisé par 3Plus aura lieu le 17 février au Delta Beauséjour.