Du répit pour Dollarama sur ses produits importés de Chine

Dollarama a bénéficié d’un peu de répit sur les prix de produits importés de Chine en raison de l’économie un peu moins vigoureuse de ce pays, ce qui n’a pas empêché le détaillant de refiler certaines hausses de prix à ses clients.

L’entreprise a augmenté en septembre de 5 cents, à 82 cents, le prix des barres de chocolat vendues dans ses magasins, en raison de la progression marquée des prix du beurre de cacao et du sucre.

« Les coûts ont grimpé partout en Amérique du Nord et nous ne pouvons pas contrôler ces augmentations lorsqu’elles surviennent », a commenté le président et chef de la direction, Neil Rossy, mercredi, au cours d’une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du troisième trimestre, période au cours de laquelle l’entreprise a répondu aux attentes des analystes.

« Nous tentons toujours d’être les derniers à bouger, mais à un certain point, nous devons le faire afin de demeurer concurrentiels », a-t-il ajouté.

Une baisse de la production en Afrique a contribué à faire grimper de 10 pour cent les prix du cacao depuis janvier dernier, lesquels ont ainsi atteint un sommet de quatre ans, selon la firme anglaise Mintec, spécialisée dans les données du prix des matières premières.

Entre-temps, Dollarama a été en mesure de mitiger l’impact de la baisse du dollar canadien sur ses importations de produits en provenance de la Chine.

«De notre point de vue, l’économie chinoise est moins vigoureuse, ce qui nous procure de bonnes occasions pour acheter des articles à des prix favorables pour contrebalancer certains autres vents de face», a expliqué M. Rossy aux analystes.

Par ailleurs, le détaillant estime que l’introduction, dans ses magasins, d’une faible proportion d’articles dont le prix oscille entre 3,50 $ et 4,00 $ depuis l’été n’a pas eu d’incidence négative auprès des consommateurs.

À l’approche du temps des Fêtes, les jouets représentent une catégorie intéressante pour cette nouvelle fourchette de prix, a estimé la direction de Dollarama.

Pour le trimestre terminé le 30 octobre, Dollarma a engrangé des profits de 110,1 millions $, ou 92 cents par action, en progression de 10 pour cent par rapport à la même période l’an dernier. Stimulées entre autres par l’ouverture de 18 nouveaux magasins, les ventes ont progressé de 11,2 pour cent pour se chiffrer à 738,7 millions $.

Ces résultats ont répondu aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un profit par action de 86 cents ainsi que sur un chiffre d’affaires de 738,54 millions $.

Les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an – un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail – ont progressé de 5,1 pour cent.

«Il y a eu un recul de 0,6 pour cent du nombre de transactions, ce qui est essentiellement attribuable au fait que l’Halloween avait lieu le premier jour du quatrième trimestre de l’exercice en cours», souligne Keith Howlett, de Desjardins Marchés des capitaux, dans une note d’analyse.

Neuf mois après le déploiement de son projet pilote dans environ 80 établissements en Colombie-Britannique pour tester le paiement par carte de crédit, la haute direction de Dollarama s’est montrée satisfaite.

Son chef de la direction financière, Michael Ross, a indiqué que le détaillait déciderait s’il va de l’avant ou non avec cette initiative au cours de la prochaine année.

Dollarama – qui exploite 1069 magasins au pays – a par ailleurs relevé certaines de ses prévisions pour l’exercice en cours. L’entreprise s’attend notamment à ce que sa marge brute s’établisse dans une fourchette de 38 à 39 pour cent, comparativement à sa prévision précédente de 37 à 38 pour cent.

En mi-journée, à la Bourse de Toronto, l’action de Dollarama se négociait 100,30 $, en hausse de 38 cents.