Saint-Quentin: un nouveau fournisseur d’équipement pour érablières s’installe

Saint-Quentin consolide sa position de leader de l’industrie acéricole au Nouveau-Brunswick en accueillant sur son territoire une succursale d’une entreprise spécialisée en équipements pour érablière.

L’entreprise québécoise CDL inaugurera vendredi ses nouveaux locaux dans la Capitale de l’érable de l’Atlantique. En activité depuis 25 ans, cette dernière développe, fabrique et distribue différents appareils et composantes nécessaires aux érablières (chaudières, évaporateurs, tubulures, etc.). Elle compte en tout 17 succursales réparties un peu partout au pays, dont une à Paquetville (CDL-Acadie) au Nouveau-Brunswick.

L’entrepôt de CDL le plus près du Restigouche-Ouest se trouve à Dégelis au Québec. «Avec le volume d’acériculteurs dans la région du Restigouche-Ouest, c’était logique pour nous d’ouvrir une véritable succursale là-bas», indique pour sa part Maryse Bernier, directrice du marketing.

Une affirmation que corrobore d’ailleurs le directeur général de l’entreprise, Vallier Chabot. «Le secteur du Restigouche-Ouest, avec Saint-Quentin et Kedgwick, est très intéressant puisque c’est là que l’on retrouve beaucoup d’érables et d’érablières. C’est donc une zone où il y a de toujours un potentiel de développement intéressant pour l’acériculture. Avec ce potentiel et tous les acériculteurs déjà sur place, c’était tout naturel de se rapprocher de notre marché», explique-t-il.

Celui-ci estime qu’en étant près des producteurs, cela permettra à son entreprise d’offrir un meilleur service à la clientèle, que ce soit pour la vente, l’installation ou la réparation d’équipement destiné aux érablières.

«C’est pratique pour eux, surtout lors de la haute saison. Nous avons d’ailleurs déjà plusieurs clients dans la région. On espère accroître notre part de marché ici, mais également dans le nord-ouest de la province», ajoute-t-il.
Il faut dire par ailleurs que CDL connaît bien Saint-Quentin. Celle-ci dessert la région depuis plusieurs années par le biais de représentants. Elle est même sur place physiquement depuis deux ans. «Mais là, on ne parle pas d’un simple bureau, mais bien d’un véritable entrepôt», précise Jean-François Laplante, président de l’Association acéricole du Nouveau-Brunswick. Lui-même acériculteur, il voit d’un bon œil l’investissement de cette entreprise dans la région. «C’est certain que ça va améliorer grandement le service pour les propriétaires d’érablières. Car personne n’aime attendre des semaines pour des pièces ou des équipements», dit-il.

CDL sera de fait le troisième fournisseur de produits d’érablière à implanter un entrepôt à Saint-Quentin, une situation pour le moins inusitée, mais qui s’explique en partie par l’important volume d’acériculteurs dans cette portion de la province.

Selon M. Laplante,l’entreprise québécoise se devait d’avoir une plus grande présence sur le territoire afin de conserver sa part de marché, car ses deux compétiteurs – Dominion Grimm et Les équipements Lapierre – ont également pignon sur rue à Saint-Quentin. «Même au Québec, c’est rare de voir un endroit avoir ces trois compagnies majeures chez eux. On est gâté», dit-il.

Pour ce dernier, un fait demeure, la venue à Saint-Quentin d’un fournisseur comme CDL est signe que l’industrie du sirop d’érable est non seulement en bonne santé, mais aussi toujours en croissance dans la région. Mais y a-t-il réellement suffisamment de place pour trois joueurs? «Absolument», estime M. Laplante.

«Nous sommes une centaine de producteurs uniquement dans le nord/nord-ouest. Et parmi eux, la majorité possède des équipements désuets qu’ils devront changer tôt ou tard, la technologie ayant tellement évolué au cours de la dernière décennie. Beaucoup d’érablières devront ainsi bientôt se renouveler afin de demeurer compétitives, surtout qu’on fait à peu près tous de l’industriel.»

«À cela s’ajoute le fait que le gouvernement continue d’investir dans le développement de notre industrie. Il reste donc encore de la place pour l’implantation de nouvelles érablières, pour des agrandissements d’érablières ou encore de la modernisation. Ainsi, il y a suffisamment de potentiel, je crois, pour permettre à ces trois joueurs de survivre», croit-il.