Les temps sont durs pour Sobeys

Le propriétaire de l’épicier Sobeys, propriétaire de la bannière IGA, a embauché des consultants pour recommander des coupes à travers l’ensemble de l’entreprise, qui peinent à rester rentable depuis son acquisition, en 2013, des magasins de Safeway dans l’Ouest canadien.

«Aujourd’hui, les résultats de nos activités sont inacceptables», a affirmé jeudi François Vimard, chef de la direction par intérim d’Empire lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

Le détaillant national, établi à Stellarton, en Nouvelle-Écosse, a vu son bénéfice du deuxième trimestre chuter de plus de 50 pour cent par rapport à l’an dernier.

Le profit net d’Empire s’est établi à 33,1 millions $, soit 12 cents par action, pour le trimestre clos le 5 novembre, tandis que son bénéfice ajusté a atteint 32,9 millions $, ou 12 cents par action.

À la même période l’an dernier, le bénéfice net d’Empire s’était chiffré à 68,5 millions $, ou 25 cents par action, tandis que le profit ajusté avait atteint 110,7 millions $, ou 40 cents par action.

Selon M. Vimard, la société travaille avec acharnement afin de relever les défis qui se dressent devant elle et il faudra du temps avant que des résultats se manifestent.

M. Vimard est devenu chef de la direction à la suite du départ de Marc Poulin, qui occupait ce poste lorsque Empire a allongé 5,8 milliards $ pour mettre la main sur Canada Safeway, afin d’accroître sa présence dans l’Ouest canadien. La société n’a pas expliqué le départ de M. Poulin, mais celui-ci suivait la fin de l’exercice financier 2016, qui s’est soldé par une perte nette de 2,13 milliards $.

Empire a précisé que les consultants présenteraient une proposition pour ce qui est de l’ampleur des réductions de coûts. «Toutes les pierres seront retournées», a indiqué M. Vimard, ajoutant que les consultants évalueraient tout ce qui a un impact sur les coûts des activités.

Il faudra quelques mois pour compléter l’étude. Une décision devrait survenir d’ici la fin du quatrième trimestre d’Empire, qui sera clos au printemps. Il est encore trop tôt pour dire à quel moment la société compte mettre en place les changements, a précisé M. Vimard.

Le chef de la direction par intérim juge qu’il sera profitable, pour l’entreprise, d’avoir une opinion externe avant de prendre des décisions que la société pourrait avoir évité de prendre par le passé.

La route vers la stabilité d’Empire est probablement plus longue et plus coûteuse que les investisseurs l’avaient prévu, a écrit dans une note l’analyste Irene Nattel, de RBC Dominion valeurs mobilières. Tout changement significatif dans la structure complexe d’Empire ne devrait pas avoir d’impact sur ses résultats avant l’exercice financier de 2019, a-t-elle écrit. Cet exercice débutera à la mi-mai 2018.

Les ventes du deuxième trimestre d’Empire, essentiellement celles des activités d’épicerie de Sobeys, ont reculé à 5,93 milliards $, comparativement à celles de 6,06 milliards $ de la même période l’année dernière.

Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont diminué de 2,6 pour cent, en excluant l’impact de la baisse des prix de l’essence.