Centre de commercialisation de l’Atlantique: le projet poursuit son chemin en 2017

Selon la sénatrice Pierrette Ringuette, les politiciens semblent reconnaître la nécessité de mettre en place de nouveaux outils, comme le Centre de commercialisation et de l’exportation de l’Atlantique dont elle fait la promotion, pour favoriser le développement des entreprises de l’est du pays.

La sénatrice Ringuette estime que ce centre, avec son expertise, deviendrait un chef de file pour aider les entreprises de l’Atlantique à accroître leur présence sur les marchés mondiaux.

À même ses installations, un tel centre proposerait une exposition permanente des produits-vedettes de l’Atlantique. Des foires saisonnières seraient organisées pour attirer les investisseurs de partout dans le monde.

Au début du mois de décembre à Ottawa, elle a rencontré le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, et le ministre des Sciences et du Développement économique et responsable de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, Navdeep Singh Bains. Elle soutient que les discussions ont été positives.

«C’est un concept qui est inhabituel en Amérique du Nord, mais qui a fait ses preuves ailleurs dans le monde», a mentionné la sénatrice Ringuette qui fait la promotion de l’initiative en compagnie du député fédéral de Madawaska-Restigouche, René Arseneault. L’endroit ciblé pour son implantation est le Nord-Ouest.

La sénatrice Ringuette a laissé entendre qu’une rencontre sera organisée à Fredericton au début de cette année, à l’invitation du ministre Donald Arseneault, pour qu’elle puisse aussi présenter le projet aux fonctionnaires provinciaux.

«L’appui semble là du côté du fédéral et il semble y avoir un intérêt du côté du Nouveau-Brunswick», a-t-elle laissé entendre.
Selon les statistiques, 95% des exportations des entreprises de l’Atlantique se font aux États-Unis. Un tel centre permettrait sûrement d’identifier de nouveaux marchés, croit la sénatrice Ringuette.

Selon elle, la création d’un tel Centre de commercialisation et de l’exportation du Canada atlantique nécessiterait un investissement de départ de 3,2 millions $, dont 2,7 millions $ proviendraient du fédéral et 580 000 $ répartis entre les quatre provinces de l’Atlantique.

Selon les prévisions, il pourrait fonctionner avec un budget annuel de l’ordre de 3,8 millions $ réparti en deux parts de 1,9 million $ entre le fédéral et les quatre provinces.

La sénatrice Ringuette souhaite qu’Ottawa confirme sa participation au projet en 2017 dans le cadre du 150e anniversaire du pays. Le 1er juillet pourrait être une date idéale pour le faire, a-t-elle indiqué.

«Il reste encore du travail à faire. L’Atlantique a besoin d’un centre du genre pour faire sa promotion. Il y a de l’intérêt de la part des entreprises. On parle d’une approche moderne pour les aider qui ferait de nous des leaders. Les politiciens semblent reconnaître le nécessité de se doter de nouveaux outils pour favoriser le développement économique. Une fois qu’il sera fonctionnel et qu’on réalisera sa valeur, sa raison d’être et ses retombées, ça deviendra un modèle qui pourrait servir d’exemple pour le reste du pays», a fait remarquer la sénatrice Ringuette.